Revue de presse : le récapitulatif des faits saillants de l’actualité nationale de la semaine

L’actualité nationale de la semaine du 16 au 21 octobre 2023, a été ponctuée par des sujets divers et captivants. Des sujets autour de la presse, de la justice, dans la sphère étatique et quelques faits connexes à l’intérieur du pays, ont été les principaux titres qui ont fait la Une de votre quotidien en ligne durant cette semaine

Redécouvrez les faits saillants de l’actualité nationale hebdomadaire

  1. Marche de la presse à Kaloum : plusieurs journalistes arrêtés dont le Secrétaire Général du SPPG

Lundi 16 octobre 2023, premier jour de la semaine a été marqué par une manifestation pacifique appelée par le syndicat des professionnels de la presse (SPPG), dans la commune de Kaloum pour exiger la libération du site Guineematin.com.

La manifestation a été violemment réprimée par les forces de sécurité à coups de gaz lacrymogènes et d’arrestation musclées. Plusieurs journalistes dont Sekou Jamal Pendessa, le secrétaire général du SPPG, ont été interpellé et conduits dans les locaux du commissariat central de Kaloum.

Plus tard, les journalistes arrêtés au nombre de 13, ont été différés devant le TPI de Kaloum. Après leurs auditions, ils ont été poursuivis pour avoir participé « à une manifestation interdite sur la voie publique ». Leur procès est attendu cette semaine devant le tribunal Kaloum selon leur avocat maitre Salifou Béavogui

  1. Ousmane Gaoual annonce une plainte contre Sékou Jamal Pendessa

Après avoir été accusé d’être derrière la restriction du site Guineematin, le porte-parole du Gouvernement de la transition, a annoncé avoir porté plainte contre Sekou Jamal Pendessa Secrétaire Général du SPPG, « pour diffamation »

De son côté, le Secrétaire Général du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG), se dit satisfait de la démarche de Ousmane Gaoual et attend l’ouverture du procès. « S’il porte plainte, c’est vraiment bien. Nous l’avions demandé d’arrêter de nous menacer, de porter plainte. Il l’a fait, nous sommes prêts, et il y aura des surprises », a brandit Sékou Jamal Pendessa

  1. Ousmane Gaoual défie la presse : « personne de vous ne peut diffuser une image où il voit un de vos confrères brutalisés par la police »

Lors du débriefing du conseil des ministres tenu le jeudi 19 octobre 2023, le ministre porte-parole du gouvernement, a catégorique nié toute agression de journalistes au cours de la marche du Syndicat des professionnels de la presse.

« Il ne faut pas dire qu’on nous a agressé et violenté, ça c’est faux, ce traitement de l’information a été biaisé. Personne de vous ne peut diffuser une image ou il voit un de vos confrères brutalisés par la police », a soutenu Ousmane Gaoual Diallo

Du berger à la bergère. Le SPPG a vigoureusement répondu à Ousmane Gaoual en ces termes : « C’est vraiment irresponsable qu’un ministre ment de la sorte. Un ministre ne peut pas jouer avec l’honneur et la dignité des femmes. J’avais dit quelques semaines plutôt qu’il est un menteur et il a encore prouvé parce qu’il a menti en disant qu’il n’y a pas eu de violences sur les journalistes », a répondu Sékou Jamal Pendessa

  1. Amadou Diallo de la BBC témoigne l’horreur des massacres du 28 sept. : « j’ai vu des corps allongés… les yeux hagards tournés vers le soleil »

Le mardi 17 octobre 2023, Amadou Diallo, l’ancien correspondant de la BBC Afrique en Guinée, a comparu devant la barre du tribunal criminel de Dixinn dans le cadre du procès des massacres du 28 septembre, pour donner sa version des faits.

Parti pour couvrir la manifestation des Forces Vives de Guinée à l’époque, Amadou Diallo a témoigne avoir vu l’horreur ce jour. « J’ai vu des corps allongés, j’ai vu des personnes mortes, tuées, des corps inertes, les yeux hagards tournés vers le soleil, j’ai vu des personnes blessées qui criaient à l’aide mais je ne pouvais les appuyer, je ne pouvais pas les assister », s’est rappelé le journaliste

  1. Le Colonel Mamadi Doumbouya prévient ses ministres : « la CRIEF ne concerne pas que les membres de l’ancienne équipe gouvernante… »

Lors du conseil ordinaire des ministres du jeudi 19 octobre 2023, au palais Mohamed 5, le président de la transition a mis en garde les membres du Gouvernement quant à leur gestion des finances publiques.

Selon le porte-parole du Gouvernement, le Colonel Mamadi Doumbouya a prévenu aux ministres que « la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) ne concerne pas que les membres de l’ancienne équipe gouvernante, qu’elle concerne aussi ceux qui dirigent actuellement et qu’il n’y aura pas d’état d’âme pour qui que soit lorsque des malversations sont avérées », a rapporté Ousmane Gaoual Diallo

  1. Guinée : des hauts responsables financiers sous le coup d’une procédure de la CRIEF

Plusieurs hauts responsables de l’administration guinéenne sont sous le coup d’une procédure de la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF). Il s’agit de 34 directeurs des affaires financières de certains départements ministériels, qui sont dans le viseur de l’empereur des poursuites de la CRIEF, Aly Touré. Ces DAF sont interdits de quitter le territoire national guinéen jusqu’à la fin des enquêtes, a-t-on appris de sources proches du dossier.

  1. Guinée : le Gouvernement annonce le concours de recrutement à la fonction publique

Le Gouvernement guinéenne à travers le ministère du travail et de la fonction publique annonce le concours de recrutement de nouveaux fonctionnaires pour la session 2023. Le concours sera organisé dans les différentes régions administratives de l’intérieur du pays et la région de Conakry.

Les épreuves du concours porteront sur la culture générale, les matières de spécialité et des épreuves pratiques pour certains départements ministériels. La plateforme d’inscription et de réception des dossiers de candidature en ligne dénommée « concours et examens professionnels », sera ouverte à partir du 01 novembre 2023

  1. Échos des régions 

C’est une scène inédite et incroyable qui s’est déroulée à Kignenkoura, dans la commune urbaine de Siguiri le mercredi 18 octobre 2023.

À cause d’une farouche jalousie et rivalité qui existe entre deux femmes, la nommée Djenaba Traoré a empoisonné le bébé de Mariama Traoré âgé juste de 48 heures, avec une substance nuisible. Après les premières enquêtes, la présumée meurtrière a reconnu les faits et a été mise à la disposition des enquêteurs pour la suite

Après le décès de Dr Moussa Fanta Kourouma Vice-recteur Chargé des Études à l’Université Julius Nyerere de Kankan, la société civile de Kankan notamment, la MAOG avait déposé une plainte contre les médecins traitants de l’hôpital régional, pour insuffisance et incompétence professionnelle. Suite à cette plainte, un cabinet de juge d’instruction a été saisi pour des fins d’enquêtes.

Alors dans la journée de ce jeudi, 19 octobre 2023, les six (6) médecins incriminés dont le Directeur général de l’hôpital, ont été placés sous mandat de dépôt à la maison centrale de Kankan, après leurs auditions

Les femmes de Sogoboly l’un des 16 districts de la Commune rurale de Kolaboui ne cachent pas leur mécontentement à l’égard du consortium SMB Winning qu’elles accusent de rendre leur terre cultivable, infertile, à cause de la présence du quai minéralier, qui pollue les eaux et détruit la nature.

Selon ces mères de famille, elles ne peuvent plus cultiver leurs terres et ne savent plus à quel saint se vouer. Pourtant, avant l’installation des sociétés minières dans leur localité, elles pratiquaient l’agriculture pendant l’hivernage et s’adonnaient à faire le potage quand la saison sèche arrivait. Mais avec la présence des entreprises minières qui exploitent la bauxite, « rien ne marche désormais », se sont-elles plaintes

Quelques semaines avant la rentrée scolaire, l’école primaire publique AFRICOF de Sinkèfara 2, située dans la commune urbaine de Kankan, avait été touchée lors des opérations de déguerpissement des encombrants physiques. Trois (3) des douze (12) salles de classes, avait été démolies à cet effet.

Face à cette situation, le Directeur de l’école, aurait demandé aux parents d’élèves de payer 33.000.000 GNF, pour la réalisation des hangars à la place des salles classes démolies, pour sauver l’éducation de leurs enfants.

Le 17 octobre dernier, le tribunal de première instance de Mamou a rendu une décision à l’encontre de 5 individus impliqués dans un cas de vol et de recel de bétails dans la sous-préfecture de Soyah.

Trois parmi les cinq, ont été reconnus coupable de vol et les deux autres pour recel. Le procureur près le TPI de Mamou, a qualifié cette décision d’historique car elle a ordonné la fermeture de toutes les boucheries et les parcs de bétails clandestins

Mbella Diallo

Pour Actuguinee.org

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