Religion : portée des cantiques islamiques, « un art à conserver » selon des cantateurs. 

Les cantiques islamiques sont des chants consacrés à la gloire de Dieu et de son prophète Mouhammad. A l’image des autres régions du pays, la Moyenne Guinée possède des spécialistes en la matière. Ceux-ci chantent dans les mosquées ou à l’occasion de certaines cérémonies religieuses pour encourager et orienter les fidèles à la dévotion. Les adeptes de la confrérie « Tidiane » en font une passion confessionnelle. 

Pour louer les qualités du prophète Mouhammed ils sont près à casser leurs voix à travers des cantiques. Les nerfs visibles, parfois ils coupent même leurs respirations. Ce chant religieux, ils le composent en arabe mais aussi en langue vernaculaire. 

Thierno Mamadou Billo Diallo est membre d’une troupe culturelle islamique nationale. Il déclame des cantiques depuis la fin des années 1990. Son art l’a fait voyager dans plusieurs contrées du Foutah et même au-delà. « Dans les villages tels que Labédheppèrè, Zawia, etc. Chaque jeudi les gens se regroupent pour faire des cantiques de 21 heures jusqu’à l’aube. Je suis allé à Koula Mawdé, Sempetin, Dalein et même en Sierra Leone précisément à Tombo. C’est pour magnifier la gloire du prophète Mahomet (PSL). Tellement que les cantiques sont touchants, lors de mon séjour en Sierra Leone certains de nos compatriotes Peuls avaient fondu en larmes. Ils me disaient que depuis qu’ils ont quitté le Foutah, ils n’avaient plus écouté des cantiques », a fait savoir le religieux. 

Né en 1971 Thierno Mamadou Oury Diallo est maitre coranique. C’est à ses 20 ans qu’il a appris à formuler les cantiques islamiques dans son village à Dalein auprès de l’érudit de la localité, qui l’a aussi enseigné le coran. « Il y a certains parmi mes disciples qui imitent mes paroles quand je déclame les cantiques. Mon souhait est qu’ils soient meilleurs que moi tout comme mes enfants. Mais pour le moment je n’ai pas encore d’hériter à cet effet », informe t-il.

Thierno Mamadou Billo, est prêt à transmettre son art aux désireux, comme le recommande l’islam. « J’ai appris la déclamation à quelques fidèles. Mais de façon formelle, j’ai légué les techniques à un certain Mamadou Saliou, chauffeur. Aujourd’hui, il est un grand cantateur tout comme moi. Il a une belle voix », indique-t-il 

Dans certaines mosquées du Foutah, après la fin de la prière surérogatoire du Ramadan ou encore celle hebdomadaire du vendredi, les fidèles font des cantiques auprès des érudits et sages.

Boubacar Siddy Barry 

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