Affaire audio obscène : le collectif des avocats de Aminata Conté hausse le ton et dénonce une instrumentalisation de la justice

http://Actuguinee.org / Le collectif des avocats pour la défense de Aminata Conté a organisé un point de presse au siège de l’organisation guinéenne de défense des droits de l’Homme (OGDH), pour, dit-il, dénoncé le deux poids deux mesures observés dans le traitement du dossier impliquant l’ancien ministre de la justice Charles Wright la journaliste 

En détention depuis le 08 mars dernier, Aminata Conté croupit à la maison centrale de coronthie.  Une situation qui n’est pas du goût du collectif des avocats. Il  dénonce une violation des délais procéduraux

« Notre actuel code de procédure pénale octroie le droit à l’inculpé de faire appel de l’ordonnance de placement en détention provisoire. C’est ainsi qu’une déclaration d’appel a été introduite le même jour de l’inculpation de notre cliente sur la base de l’article 294 du code de procédure pénale ainsi qu’une requête saisissant le président de la chambre de contrôle de l’instruction. Les dispositions légales en la matière confèrent un délai de 48 heures au procureur Général près la Cour d’Appel de Conakry pour la mise en état du dossier devant la chambre de contrôle de l’instruction pour se prononcer sur l’appel contre l’ordonnance de placement en détention provisoire. Nous collectif pour la défense de Dame Aminata Conté dénonçons la violation des délais procéduraux en matière d’appel contre une ordonnance de placement en détention », déplore-t-il

Nous sommes surpris mais pas étonnés de l’inertie de la première chambre de contrôle de l’instruction

Poursuivant, le collectif des avocats accuse la chambre de contrôle de l’instruction de violer les droits de leur cliente.

« Nous sommes surpris mais pas étonnés de l’inertie de la première chambre de contrôle de l’instruction. En effet, le président de ladite chambre a renoncé à son pouvoir de statuer sur la requête introduite aux fins de demande d’examen de l’appel double d’une demande de mise en liberté au profit d’une formation collégiale de la chambre de contrôle de l’instruction que lui-même préside, par une ordonnance N°04/CAB/P/CC1/2024 rendue le 13 mars. De surprise en surprise, le lundi 25 mars 2024 à 08 heures, l’un des conseils de Dame Conté a été informé de la tenue d’une audience de la chambre de contrôle de l’instruction pour 09 heures, une audience  en l’absence des conseils de Madame Conté en violations du principe du contradictoire. Le parquet général instrumentalisé a fait programmer cette audience devant la deuxième chambre de contrôle de l’instruction en violation totale des articles 314 et 315 du CPP. De tels procédés consistent bien évidement à contribuer de façon évidente à saborder l’appel de l’ordonnance de placement en détention provisoire de la manière la plus illégale », a fustigé le collectif.

Pour le collectif, l’enjeu de cette affaire réside dans le traitement équitable qui devrait bénéficier la journaliste Aminata Conté devant les chambres de contrôle de l’instruction qui, soutient-il « sont visiblement téléguidées par les puissances de la solidarité de corps nocive aux fondamentaux de l’État de droit dans notre pays », a-t-il dénoncé

Pour rappel, la journaliste Aminata Conté est poursuivi pour des faits d’atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système informatique, avortement et complicité.

Amadou Diawo Barry pour Actuguinee.org 

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