L’insécurité alimentaire gagne du terrain en Guinée

L’insécurité alimentaire est en hausse dans plusieurs localités de la Guinée. C’est ce qui ressort d’un communiqué de presse publié par le programme alimentaire mondial ce lundi 21 octobre 2013 à Conakry. Selon toujours le même communiqué, un tiers de la population guinéenne souffre d’insécurité alimentaire. Il est évident que les guinéens mangent mal ou ne mangent pas toujours à leur fin. Fin juin 2013, un enfant de 7 ans nous confie qu’elle va à l’école tous les matins sans prendre son petit déjeuner. Difficile d’affirmer qu’elle prend au mois un repas à midi. Dans des familles où les pères sont pour la plus part en chômage et où la mère est obligée de supporter les coûts avec son petit commerce, il est évident que la malnutrition s’invitera forcement. « Mon mari ne fait que des bricoles actuellement » nous confie Mariam Camara, vendeuse de riz au gras à Kolama. « Par jour, il peut gagner seulement vingt milles francs, je dois l’aider » poursuit-elle. En effet, de nombreuses femmes sont obligées aujourd’hui de donner la popote car leurs maris n’ont pas de travail. Ce qui relance évidemment la problématique du chômage. Et ce chômage peut être aujourd’hui l’une des causes directes ou indirectes de l’insécurité alimentaire en Guinée. à cela s’ajoute l’instabilité des prix des produits de première nécessité sur le marché guinéen. Dans les marchés de Conakry en général, les prix ne sont pas homologués. D’ailleurs, l’indiscipline et le manque systématique de suivi par les autorités étant grandissants, les commerçants fixent les prix à leur guise, en fonction de leur intérêt et de leur humeur. Evidemment le consommateur final reste la grande victime dans cette situation. Aujourd’hui, peut de familles peuvent se donner le luxe de consommer au moins la viande une fois par semaine. Le prix du kilo de viande se négocie aujourd’hui à plus de trente milles guinéens alors que certaines femmes ne reçoivent de leurs maris que 20 milles guinéens pour le repas journalier de la famille.

Depuis 2009, le taux national d’insécurité alimentaire est estimé à 30%. La situation de la Guinée s’est beaucoup dégradée ces dernières années. Malgré les deux grandes campagnes agricoles menées par le gouvernement du professeur Alpha Condé, la question de la sécurité alimentaire reste encore une équation sans solution. Depuis 2011, des paysans ont reçus des intrants pour augmenter la productivité agricole.

En termes de solution, les approches du gouvernement guinéen ne sont pas encore connues du grand public. Mais selon le communiqué publié ce lundi par le PAM, un renforcement des structures de santé, une meilleure utilisation des ressources naturelles afin de favoriser l’intégration des marchés et la stabilisation des prix des denrées alimentaires pourraient également contribuer à lutter contre cet état d’insécurité alimentaire. Le bureau guinéen du programme alimentaire mondial pour sa part compte élargir son intervention dans la couverture des cantines scolaires dans les zones rurales vulnérables. Les groupements agricoles de femme dans les zones rurales seront aussi appuyés.

La sécurité alimentaire étant une question importante, il est urgent que les autorités guinéennes prennent des mesures concrètes, estime Aminata Diallo membre d’une ONG de femmes de Boffa. « Et c’est une question qu’on pourra mettre à l’ordre du jour de la future assemblée nationale », propose-t-elle.

Afia Mata

Redactrice en chef de www.actuconakry.net

E-mail : afiwamata@gmail.co

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