L’école Guinéenne, l’Enseignant et l’Unité Nationale …

http://Actuguinee.org / Hier comme aujourd’hui, l’éducation apparaît comme un pilier du progrès sur lequel se réalise le rêve républicain.

Elle pourvoit l’homme du savoir, du savoir-faire et du savoir être nécessaires à son existence au sein d’une communauté de valeur ‘’ la République’’.

 La crise identitaire à laquelle souffre notre pays peut être d’une part imputable à l’école. Ce drame s’impose comme une vive inquiétude pour l’avenir surtout lorsqu’on sait un rôle que joue l’école dans la construction de la morale collective.

Car parmi les griefs maintes fois formulés à l’endroit du système éducatif Guinéen, figure en bonne place le fait que l’école Guinéenne soit tenue par de certains enseignants qui n’ont ni profil professionnel, ni la vocation non moins la morale.

Suffit-il de disposer d’un diplôme pour enseigner ? Une large opinion peut la répondre par OUI ! Mais pour ma part, ce critère semble largement insuffisant pour être éligible à l’enseignement.

Car ce critère doit être soutenu par la probité morale du sujet. Cette exigence doit servir de filtre pour en éloigner l’école de certains esprits malsains. Je considère malsain, cet esprit qui professe le virus de la haine et de la division par la prise des décisions irrationnelles et irresponsables à travers la déformation de notre mémoire collective, je considère malsain, cet esprit qui opère des démarches pédagogiques divisionnistes dans la composition des travaux de groupes, la correction des devoirs et la conduite des élèves, Je considère malsain, cet esprit déguisé se faisant passé par enseignant ,s’aligne derrière une cause et refuse d’admettre l’évidence. Cette pratique devenue monnaie courante est revers qui échappe à beaucoup d’observateurs. En réalité, votre jeu est connu et la stratégie est comprise. Que faut-il comprendre ? Il n’est un secret pour personne que l’école Guinéenne est éprouvée et meurtrie par la présence dans ses rangs, des enseignants résolus à attiser la flamme de la haine.

Le chaos s’installe et l’école Guinéenne disparait progressivement sous les yeux impuissants de chacun et de tous.

Il faut qu’on se réveille pour stopper l’hémorragie scolaire. Pour quoi j’ai pris la parole ?

Imaginez, dans un établissement scolaire , un enseignant instruit ses élèves de venir le lendemain en tenue de sport pour le cours d’éducation physique.

Très tôt le matin, il procède à un contrôle strict afin de démasquer les indélicats. Au terme de son contrôle, il renvoie à la maison tous ceux qui n’ont pas porté le maillot.

Pendant que les principaux concernés étaient sur le point de quitter la cour, il instruit les élèves de sa communauté à rejoindre la classe.

Le plus écœurant dans cette triste histoire réside dans le silence coupable observé par la Direction de cet établissement qui, vraisemblablement soutient la démarche. Ceci est un manquement grave l’unité nationale.

Car lorsqu’on s’attaque à l’école, on s’attaque à la République, c’est aussi outrepasser ses principes directeurs.

Mais visiblement, tout le monde s’en fout.

En tant que citoyen, poète, romancier et enseignant chercheur, je défendrai toujours l’école. Car il a fallu elle pour que je devienne ce que je suis.

Que doit-on faire ? Le fait que l’on connaisse le problème, la solution s’impose aussi tout naturellement.

 À l’ÉTAT :

 ● Renforcer la vigilance autour des écoles à travers une enquête CAP sur les pratiques extra scolaires pouvant nuire à l’école auprès des élèves, parents d’élèves, promotions scolaires, enseignants et APAE,

 ● Radier de l’effectif, tout enseignant dont la culpabilité serait établie pour ce genre de pratique, Aux parents d’élèves:

●Approfondir les investigations autour du renvoi des élèves afin de démasquer ces enseignants.

Aux médias :

 ●Faire des reportages radio/TV sur des pratiques extra scolaires afin de faciliter la prise de décision par des autorités compétentes.

Aux APAE :

 ●Elargir le champ de travail au-delà de la collecte des fonds afin de l’impliquer la résolution de certains problèmes qui envahissent l’école. Je pense que cette situation « intenable » ne saurait perdurer au risque de voir l’avenir de mon beau et joyau pays compris. Il est impératif de questionner objectivement l’école Guinéenne.

Souleymane KOITA Enseignant chercheur

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