Sénégal: Karim Wade candidat du PDS pour la prochaine présidentielle

 

Au Sénégal, Karim Wade a été désigné samedi 21 mars candidat à la prochaine présidentielle par les militants du Parti démocratique sénégalais (PDS). Le fils de l’ancien président a été élu à une écrasante majorité : 257 voix sur 268 votants. Une investiture qui s’est faite en son absence. Karim Wade est toujours incarcéré à la prison de Reubeuss. La cour de répression de l’enrichissement illicite donnera d’ailleurs son verdict ce lundi 23 mars.

Les militants rendent hommage à leur candidat. Karim Wade remporte les primaires presque à l’unanimité. Il obtient 257 voix sur 268 votants. Cheikh Omar Talla est un des responsables des jeunes du PDS : « Aujourd’hui Karim cristallise tout espoir de reconquête du pouvoir, du point de vue de ses compétences, du point de vue de ses capacités managériales. Sur tout ce qu’il a eu à faire dans ce pays, Karim Wade a le meilleur profil. »

De l’avis d’Oumar Sarr, le coordinateur du Parti démocratique sénégalais, Karim Wade est celui qui a le meilleur profil. « Il est le plus apte à faire gagner le PDS à l’élection présidentielle », soutenait le numéro 2 du parti quelques jours avant l’investiture officielle de Karim Wade.

« Il n’existe pas de plan B pour le Parti démocratique sénégalais »

Sauf que le fils de l’ancien président est en détention depuis presque deux ans. Jugé pour enrichissement illicite, le verdict de son procès est attendu ce lundi. Alors si Karim Wade est condamné, peut-il toujours être le candidat du parti pour la prochaine élection présidentielle ? « Il n’existe pas de plan B pour le Parti démocratique sénégalais. Nous irons à l’élection présidentielle avec le candidat qui a été investi par ce congrès, affirme Babacar Gaye, le porte-parole du PDS. Le parti avisera et certainement va redéployer un dispositif sur lequel on a déjà réfléchi pour gérer justement cette nouvelle situation. »

Samedi, le fils de l’ancien président a donc été élu par les militants, qui l’ont préféré aux 4 autres candidats. Parmi les ténors du parti, certains n’avaient pas voulu se présenter. Ni Modou Fada Diagne, le président du groupe parlementaire à l’Assemblée ni Souleymane Ndéné Ndiaye, l’ancien Premier ministre n’étaient candidats. Cette absence cache-t-elle des divisions en interne ? Ce qui est sûr, c’est que certains responsables du PDS critiquent le processus des primaires, une élection courue d’avance pour désigner Karim Wade. La députée libérale Aïssatou Mbodj fustige ouvertement la démarche « décidée dans l’urgence, selon elle. Une urgence qui a amplifié la suspicion dans les rangs du PDS. » En attendant le jugement de Karim Wade, le secrétaire général du parti d’Abdoulaye Wade a appelé ses militants au calme et à la sérénité.RFI.FR

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