Quelques précisions sur l’incident du 24 novembre 2014 (Temoignage)

« J’ai été très surpris de l’interprétation qu’a faite la presse en ligne et quelques radios dans notre pays au sujet de l’incident du 24 novembre 2014.

1) M. Mohamed Lamine Conte a été toujours un frère, un ami, avec qui j’ai eu de très bons rapports depuis son recrutement dans les années 90 à la Banque Centrale, il me taquine à tout moment en me disant qu’il est mon premier héritier, qu’il est pressé que je parte avant lui dans l’au-delà afin qu’il puisse prendre mon épouse en héritage, cela est connu de toute la Banque Centrale y compris le Gouverneur lui-même.

2) une autre preuve de solidarité de la part de Monsieur Mohamed Lamine Conte est sa solidarité agissante auprès de ma personne, chaque fois que je suis tombé malade, lorsqu’il est sur les lieux comme Dakar ou j’ai mon médecin traitant, il vient jusque dans mon hôtel ou dans ma clinique pour s’enquérir de mon état de santé.

3) Monsieur Mohamed Lamine Conte m’a toujours appelé Koro Nasser, ce qui traduit un certain sentiment de fraternité incontestable.

Sur l’Incident du 24 novembre:

Désigné comme point focal de la lutte contre l’épidémie EBOLA à la banque centrale à cause de mon pragmatisme et mes résultats incontestables:

  1. a) à mon actif, j’ai été le premier à attirer l’attention de l’autorité monétaire sur le danger d’une éventuelle mise en quarantaine de la BCRG pour l’ensemble du système financier et Bancaire, à cette occasion le premier Vice-Gouverneur de la Banque Centrale devant un conglomérat de cadres de la Banque centrale comprenant M. Mohamed Lamine Conte lui-même me demanda de prendre des dispositions afin de faire obtenir par la Banque Centrale des ThermoFlashs et des Gants, ce jour après la réunion avec les cadres je me suis déployé auprès du comité de lutte contre l’épidémie pour ramener trois ThermoFlashs et une centaine de gans, je parle sous le contrôle de docteur Condé adjoint à monsieur SAKOBA KEITA et monsieur KONATE de la pharmacie centrale.

Après l’obtention de ces éléments de sécurité, je dispatcha les trois ThermoFlashs entre les principales portes d’entrée de la Banque Centrale: l’entrée du personnel, l’entrée du public côté cathédrale, et l’entrée de l’agence principale en face de l’ambassade de France.

Des résultats concluants ont été obtenus car depuis, aucun cas suspect n’a été détecté à la Banque Centrale.

Ce travail je l’ai fait sans chercher une gloire ou une décoration quelconque, mais juste pour protéger notre système financier.

Mais imaginez que nous soyons dans la probabilité contraire (Q) qui signifie la réalisation de l’événement contraire infection, pouvez-vous me mesurer exactement l’impact du choc?

C’est incalculable comme conséquences sur notre système financier et sur notre pays globalement prix.

L’exercice que j’ai souhaité pour la Banque Centrale était respecté même par le Gouverneur de la Banque Centrale en passant par les Conseillers du Cabinet, les Directeurs généraux et les Directeurs.

Alors la question ne peut donc pas se poser au niveau des cadres et autres agents de la Banque.

Le 24 novembre matin, Monsieur Conte rentre promptement avec sa voiture dans la cour sans se soumettre aux rites sanitaires. Face à son allure, l’agent MAROUF Bangoura gendarme margi chef de son état observa d’un œil désolé, instantanément, je demanda au commandant Cisse ( commandant du Bâta à la BCRG ) de bien vouloir demander à monsieur Conte de respecter les consignes sanitaires que le premier Magistrat du pays lui-même respecte. Au retour du commandant Cisse je constata que Monsieur Conte n’était pas prêt à le faire, pour une deuxième fois, le commandant Cisse se déplaça vers M. Conte mais sans résultat.

A la troisième tentative, Monsieur Conte se déplaça effectivement pour laver les mains et être flaché mais avec des injures et des grossièretés à l’encontre de l’agent MAROUF Bangoura dont je vous donne ici les numéros de téléphone (628418161 656438283 666447579) et une autre gendarme dont MAROUF connaît le nom.

Suite aux injures adressés aux deux agents, Monsieur Conte se retourna vers moi-même, coordinateur pour me dire que si je suis fou ou bâtard et qu’il était prêt à me soigner cela a plusieurs reprises et publiquement devant les cadres, si c’est nécessaire j’ai les images prises par Mon GOOGLE GLASS ( sons et gestes à l’appui ).

Dix minutes plus tard, je me déplaçai pour aller poser la question à monsieur Conte pourquoi il insulterait de la sorte en public et pour une cause nationale, ensuite un fou est-il capable de prendre de telles dispositions sanitaires pour toute une institution, une nation ?

N’ayant pas été satisfait de la réponse de Monsieur Conte que je considère comme un frère je le corrigeai en frère.

Ensuite, je déclara : ce que je fait ce n’est pas pour rechercher une décoration quelconque, ni une reconnaissance de quelques ordres que ce soit, mais c’est mettre mon grain de sel à l’édifice national que j’ai fait d’ailleurs pendant des décennies dans les Universités et institutions du pays ( dans ce pays j’ai eu la chance d’enseigner au moins près de 2000 étudiants de 1983 à 1994.

Et j’ai été pendant près de dix ans directeur du département des statistiques à la Banque Centrale avant d’être Conseiller du Gouverneur chargé des questions économiques et Monétaires depuis 2011.

Si un fou est capable de faire tout cela, il vaut mieux l’être effectivement car les normaux sont incapables de trouver des astuces pour sauver leur pays, leur Nation.

La page noire de toute cette histoire est le fait que notre société ne puisse pas encore se remettre des tares qui n’existent plus chez les autres (l’ethnocentrisme, la délation, le népotisme, l’opportunisme incandescent).

Certains petits esprits malins profitant toujours du côté le plus bas de la montagne pour la grimper, se sont accaparés de l’incident pour afficher l’élément ethno, maillon faible de notre société.

Je suis l’un des guinéens les plus complets :

Je suis né en haute Guinée, j’ai grandi en Guinée forestière, j’ai fait mes études universitaires et travailler jusque-là en Basse Côté et mon épouse est de la moyenne Guinée, précisément de Mali Yimberin.

Pour dire que je n’ai rien contre les soussous, je vais vous demander de poser la question à des personnes d’une certaine crédibilité en basse cote :

  1. KASSORY FOFANA (Don KASS), M. BAIDY ARIBOT et Monsieur Levia Bangoura dont j’ai soutenu avec force la candidature aux élections législatives et de manière large dans tout KALOUM.

Chers frères, sœurs, mères, pères, amis essayons de soigner l’épidémie qui est plus dangereuse que le SIDA, que EBOLA même c’est-à-dire l’ethnocentrisme, la délation, le népotisme etc….

Pour permettre à notre train du changement de mieux rouler sur les rails.

Être honnête ne doit pas un être un critère de folie ou un délit dans un pays qui se veut réellement appartenir aux concerts des nations.

Merci.

Keita Nasser

Rapporté par SIDIME Alpha Kabinet

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