Les partis politiques de l’opposition guinéenne entre désirs et réalités
Les leaders des partis politiques de l’opposition se sont offert le luxe de se réunir pour décider d’une stratégie électorale, sans au préalable consulter leurs bases. A propos de la candidature unique, chaque camp défend ses intérêts, manœuvre en fonction de ce qu’il pense être non pas juste mais justifiable. Jean-François Revel ne disait-il pas que : « la susceptibilité en politique se retourne contre celui qui la manifeste, car elle étale au grand jour le point faible que l’on voudrait cacher ». Il est évident qu’il y a aujourd’hui des partis politiques parmi les plus « visibles » sans forcément être les plus puissants, qui attendent impatiemment les élections pour croiser le fer avec les autres formations politiques, ou tout simplement, de transhumer à la dernière minute.
En vérité, Cellou et Sidya font semblant de s’entendre, alors que chacun s’accroche à son argumentaire. Candidat unique ou pas, il faut qu’ils jouent franc jeux ; ce qui obligera Alpha Condé à comprendre qu’il n’a pas non seulement le monopole du pouvoir, mais aussi et surtout, qu’il est temps pour lui de revoir sa copie.
Mais, il faut que cela soit une stratégie forgée sur la franchise, l’entente mutuelle, l’amour du prochain, la tolérance, le patriotisme et la concorde ; et qui s’accommode aisément des valeurs de paix et de développement sur lesquelles s’appuie la renaissance de notre pays, chère au peuple de Guinée.
En effet, la seule chose que l’on attend de l’opposition, ce ne sont pas les traditionnels hurlements à travers les médias. On attend de l’action. Et par action on entend : travailler au quotidien, sur le terrain, rencontrer les acteurs du monde rural, social, associatif et politique pour échanger et affiner leurs prises de position en prélude aux élections avenir.
Pour ce faire, ils doivent lutter avec ténacité et avec un courage politique sans bornes pour qu’ils puissent placer leurs partis à la hauteur de leur mérite. Leur plus grande force sera la lisibilité du programme de leurs partis, la diversité des militants engagés et responsables. Ainsi, leur programme politique ne peut pas être qu’une somme d’analyses, il doit être aussi en constante adaptation ; fort de nombreux débats dans les sections, les conférences villageoises, communales avec différentes commissions thématiques. Ainsi, travailler au quotidien, sur le terrain, rencontrer la base, notamment les acteurs du monde rural, social, associatif et politique pour échanger et affiner leurs prises de positions.
Je prie Dieu afin qu’il nous guide dans la voie de la sagesse, et que nous agissions tous avec mesure, probité, intégrité morale et un sens aigu de responsabilité. Tout en gardant à l’esprit qu’au-delà de tout, seuls doivent compter les intérêts de la Nation, car ce que le peuple de Guinée demande, sinon exige de la classe politique, c’est un acte de bonne foi et de sagesse. Que la Guinée sorte grandie, meilleure, plus stable, plus digne, plus respectable de ses difficultés.
Amen!
Nouhou Badiar Diallo
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