Siguiri : Vers le verdict du procès des orpailleurs “ illégaux”. Phase de réquisitoire et plaidoirie bouclée

http://Actuguinee.org / Dans le box des accusés, ils ont plaidé “ Non Coupable ” des chefs d’accusation mis à leur charge mais le ministère public et l’agent judiciaire de l’État sont restés inflexibles.

Parmi les inculpés figurent entre autres, l’ex-préfet colonel Fodé Soumah et l’ex-directeur des mines et de la géologie par intérim de Siguiri ainsi que 45 Chinois.

Sont-ils reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés ? Difficile de répondre en attendant le verdict qui ne sera connu que le vendredi, 16 décembre courant, selon le président de la cour. Ce mardi, le procès a duré jusqu’à 23h (TU) Dans la salle des audiences ce mardi, un document adminitratif lu en salle, et portant la signature de l’ex-préfet, a particulièrement retenu l’attention de la cour.

Le colonel Fodé Soumah a déclaré n’avoir visé que des ordres de mission introduits dans son bureau par le directeur préfectoral des mines et de la géologie par intérim , des ordres de mission portant la mention “ analyse et recherche de sondage” mais jamais avoir délivré ou visé un permis ou une autosatisfaction d’exploitation à une entreprise minière: ≪ Les rapports de mission étaient adressés à l’inspection régionale des mines à Kankan, mais pas à mon niveau.

C’est une situation que j’ai héritée et que j’ai voulu changer mais, en seulement quatre mois aux affaires, je n’ai pu apporter ces correctifs ≫, a-t-il fait remarquer en substance, ajoutant qu’il n’en pour rien dans le séjour irrégulièr des Chinois à Siguiri.

Quant à l’ex-directeur préfectoral des mines et de la géologie par intérim Seydou Condé lui, il nie en bloc avoir soumis ledit ordre de mission à la signature du prefet et soutient qu’il a été contourné par la société aurifère “ Manden Gold Consulting “ implantée dans le village de Gbédegbè, relevant du district de Kôlenda. Dans leur réquisitoire, l’agent judiciaire de l’État tout comme le ministère public ont pointé ce qu’ils ont qualifié de ‘’ l’irresponsabilité et la complicité ‘’ de l’ex-préfet doté selon eux ,du plein pouvoir pour freiner le fléau de la destruction de l’environnement à Siguiri.

Ils qualifient par ailleurs l’ex-directeur des mines et de la géologie par intérim de “ pièce maîtresse “ de tout le processus d’exploitation illégale d’or et de la destruction de l’environnement.

Aux 45 Chinois, le ministère public et l’agent judiciaire de l’État ont reproché d’avoir corrompu des agents publics pour obtenir frauduleusement des titres de séjour en territoire guinéen, exploité illégalement de l’or et destruit l’environnement.

Au final, ils ont proposé des peines d’emprisonnement, des sursis et de lourdes amendes aux ex-dirigents de Siguiri ainsi qu’aux différentes sociétés minières et leurs employés qu’ils considèrent également comme complices. Pour les avocats de la défense, leurs clients ont été interpellés dans des conditions qui n’ont obéi à aucune procédure légale.

Ils ont dénoncé un procès sélectif orienté contre des Chinois qui ne sont pas tombés du ciel et les dirigeants locaux victimes , toujours selon eux, d’un mal dont les vrais auteurs restent introuvables. Reste à savoir lequel des deux camps sortira victorieux à l’issue de ces débats contradictoires parfois houleux, au palais de justice de Siguiri.

Affaire à suivre !

Mamadi CISSE pour Actuguinee.org

1 commentaire
  1. daouda kodiarani sidibé dit

    Félicitations aux autorités du pays pour ce combat. Que les accusés disent la vérité sinon ils risquent gros

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