Le ministre des affaires étrangères en mission au Ghana : ‘’ Il n’y a pas de documents ni de calendrier à transmettre à la CEDEAO’’ Ousmane Gaoual Diallo

Au lendemain de l’expiration de l’ultimatum donné à la Guinée par la CEDEAO, les yeux sont rivés désormais vers l’institution sous-régionale pour les menaces des sanctions annoncées. Invité de Mirador, Ousmane Gaoual a laissé entendre fermement que Conakry ne cèdera à aucune pression et de qui que ce soit.

Dans l’émission Mirador de Fim Fm, le porte-parole du gouvernement à réitéré que la Guinée ne se pliera à aucune imposition de la part de la CEDEAO. Il note par là que la CEDEAO est un partenaire d’affaires « J’étais dans une démarche pédagogique d’expliquer que la Guinée n’est pas exclue de la CEDEAO et elle ne s’est pas retirée de la CEDEAO. Donc si nous sommes conviés à des discussions, nous venons discuter parce que ce sont des partenaires, mais ces discussions se font dans un cadre raisonnable et de respect mutuel aussi bien des pays et les institutions. Donc tant que c’est possible si nous sommes conviés à ces discussions, nous répondrons et apporterons des arguments à notre porté », a expliqué Ousmane Gaoual Diallo 

Parlant des menaces et agissements de la CEDEAO, Ousmane Gaoual Diallo a fait savoir que l’institution sous-régionale devrait écouter les pays concerner avant de prendre toutes décisions actives. « Lorsqu’on a la possibilité, on peut initier nous-même d’aller vers la CEDEAO pour donner des explications ou lorsque la CEDEAO estime qu’on doit donner des explications nous venons donner des explications et ce que nous n’acceptons pas ce que la CEDEAO se réunit de son côté et dire vous faites ça et on vous fixe un calendrier ça ne marche pas comme ça et aucun n’accepte ça et c’est ce  que j’ai dit hier, aucun pays n’accepte ça. Les relations internationales, les engagements des pays sont codifiés et la Guinée fera en sorte de respecter ses engagements. Et maintenant ce que j’ai déploré, il ne faut pas oublier l’année dernière a pareil moment nous étions convié à une réunion avec le président Cellou Dalein Diallo, c’est devant la délégation de la CEDEAO qu’ils sont venus cueillir Fode Oussou et Kalemodou Yansané pour les foutre en prison et la CEDEAO ne s’était même pas offusqué. Je dis seulement si la CEDEAO, elle est dans une démarche sérieuse, elle doit être à l’écoute des pays parce que la situation du Mali n’est pas la même que celle de la Guinée et pas celle du Burkina. Chaque pays a ces spécificités et donc en raison de ces spécificités, on ne peut pas administrer à tout le monde avec le paracétamol. Il faut un traitement spécifique pour chaque cas en étant compte du contexte du pays et en étant un accompagnateur et pas celui qui impose sa vision et nous sommes ouvert à l’accompagnement de la CEDEAO et à la communauté internationale. » a déclaré Ousmane Gaoual Diallo

Enfin, le porte-parole du gouvernement a fait comprendre que la mission du ministre des affaires étrangères au Ghana, a pour objectif de donner des explications au président en exercice de la CEDEAO sur la position de la Guinée sur le chronogramme. « Si le ministre des affaires étrangères s’est déplacé au Ghana, c’est pour donner des explications et cela est nécessaire. Il n’y a pas de documents ni de calendrier à transmettre à la CEDEAO. Le calendrier qui découlera des concertations en Guinée, c’est ça le calendrier de la Guinée. On ne va pas faire un calendrier en catimini et transmettre à la CEDEAO » a-t-il fait comprendre dans l’émission Mirador 

Mamadou Samba Barry

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