Choix d’un entraineur local :  L’ancien international guinéen Lucien Beindou estime que « la FEGUIFOOT se crée des complications toute seule »

Dans un entretien qu’il a accordé à la rédaction de mosaiqueguinee.com, l’ancien sociétaire du Syli National de Guinée se fait voix à propos de l’appel à candidature exclusif d’un nouveau sélectionneur lancé par le CONOR.

Lucien Beindou Guilao estime que « choisir un entraîneur local pour ne pas le payer à temps est contreproductif ».

Dans cet entretien, Guilao annonce que «le Conor dans sa mission de normalisation a tout simplement ignoré l’association des anciens internationaux de football de Guinée ». Et quand on lui demande le conseil à prodiguer au comité de normalisation, Lucien s’en remet au CONOR pour découvrir la clef du problème.

L’appel à candidature exclusif d’un nouveau sélectionneur a été lancé par le CONOR. Comment vous l’appréhendez ?

Je ne comprends ce qui amène la Feguifoot à faire un appel à candidature exclusivement réservé aux locaux. Elle se crée des complications toute seule. Elle aurait pu faire un appel à candidature classique et se fixer en interne des limites. De toutes les façons, elle est la seule à savoir ce qu’elle souhaite pour le syli national pour les 5 prochaines années. L’argument financier ne tient pas en ce qui me concerne. Nous souhaitons avoir une équipe nationale compétitive et pour cela il nous faut des compétences d’un certain niveau. Si nous les avons localement nous les choisissons, dans le cas contraire on va les chercher ailleurs. Choisir un entraîneur local pour le sous payer est une option qu’il faut écarter. Je suis foncièrement contre cette pratique. Choisir un entraîneur local pour ne pas le payer à temps est contreproductif. Choisir un entraîneur local et ne pas le mettre dans des conditions matérielles que le haut niveau exige est dangereux. Le coach Lappé en sait quelque chose. De toutes les façons, s’ils font les choses à l’envers, il va falloir qu’ils assument lorsque ça ira mal. Ils vous diront que le Cameroun a pris un local en la personne de Rigobert Song, mais ils ne vous diront pas que l’adjoint de Song, celui qui planifie et fait les entraînements est Etranger, qui a été l’adjoint de Claude Leroy au Congo, qui a dirigé les sélections du Kenya et de la Guinée équatoriale. Ils ne vous diront pas non plus que les lions vont bénéficier des services de l’un des meilleurs préparateurs physiques au monde, un certain Raphaël Fevre.

Que faut-il faire pour que le Syli devienne une équipe compétitive ?

Autant il faut avoir une équipe performante sur le terrain, autant il en faut en dehors du terrain. Aucun trophée ne se gagne au hasard. Le Hafia c’était ça, le Syli de 76, c’était pareil. Les joueurs et le staff étaient très bons.

Les anciens internationaux sont-ils consultés par le CONOR pour la prise de certaines décisions ?

Non. Le Conor dans sa mission de normalisation a tout simplement ignoré l’association des anciens internationaux de football de Guinée. Une association qui est membre affinitaire de la Feguifoot, qui est connu de la CAF, et de la FIFA. On veut normaliser le football sans tenir compte des footballeurs. De toutes les façons, tout ce qui sera fait pour les footballeurs guinéens, sans eux, sera fait contre eux.

Quels conseils vous prodiguez au CONOR ?

Au Conor, je n’ai aucun conseil à donner. Ils savent tout. En tout cas, ils m’ont l’aire de tout savoir…

Merci à vous !

Lu sur Mosaiqueguinee

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