Affaire rupture des passeports : Voici ce qu’on ne dira jamais aux guinéens ….

http://Actuguinee.org / Depuis quelque temps, les citoyens guinéens se plaignent suffisamment de presque l’arrêt de l’émission des passeports biométriques sécurisés. Face à cette situation, le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile entretient un flou inextricable, les informations distillées seraient tout sauf la vérité.

En effet que se passe-t-il réellement dans cette affaire de passeport ?

En date du 4 octobre 2013, le gouvernement de la République de Guinée et IRIS CORPORATION BERHAD ont signé une convention BOT (Bult Own and Transfer) relative à la mise en place du Système d’Information et de Gestion (Information and Management System) de passeport, Visa, carte de séjour biométriques et électroniques, désigné par l’expression « Documents sécurisés ».

Cette convention conclue le 4 octobre 2013 entre le gouvernement de la République de Guinée, représenté par le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Contrôleur Général de Police Madifing Diané avec son adresse principale à Coléah Commune de Matam, Boite postale 5075, Conakry et IRIS CORPORATION BERHAD, représenté par son Directeur S.Vijayshankar Supramaniam (N° d’immatriculation 302232-X), une société cotée à la bourse Malaisienne (Bursa Malaysia) constituée en Malaisie et ayant son siège à Iris Smart Technology Complex, Technology Park Malaysia, Bukit Jalil, 57000 Kuala Lumpur ;Malaisie «(dénommée ‘’IRIS’’) stipulait :

  • IRIS est un fournisseur de solutions technologiques avec une propriété juridique et économique du système et des technologies relatives aux documents d’identification biométriques.
  • Le Gouvernement souhaite retenir les services de IRIS pour exécuter les Prestations (telles que définies dans cette convention) relatives à la fourniture et l’application de solutions sécurisées de puces électroniques (et/ou d’autres technologies connexes). IRIS est capable et désireux de fournir ces Prestations pour le Gouvernement en conformité avec les termes de la présente convention. C’est sur la base de cette convention que IRIS a commencé le travail. Il devait réaliser par an :

Passeport Electronique : 200,000

Visa Electronique : 250,00

Carte de Séjour : 200,000.

convention-passeport-signed

La rupture de fourniture des passeports est due à la rareté des produits indispensables à sa fabrication signalée ….

Entendu que la couleur, vert foncé a été celle retenue par la Direction nationale des Polices de frontière, chef de projet, Iris en conséquence a bien voulu s’adresser à travers une lettre au chef de projet notamment la Direction Nationale des Polices de Frontières de ce manque de produits.

Pour ne pas priver les citoyens des documents, IRIS a proposé à son partenaire d’autres couleurs qui ont été auparavant utilisées en Guinée.

Ainsi IRIS en accord avec la Police des frontières a produit 20.000 passeports de cette couleur

Ces passeports sont disponibles depuis décembre 2021, malheureusement ils seraient stockés quelques parts dans la nature pour une distribution préférentielle.

Pourtant le Ministre aurait adressé une correspondance à IRIS de mettre tout en œuvre pour trouver une solution rapide à cette situation.

En même temps il prend contact avec un autre partenaire français pour faire le même travail comme s’il voulait avec cette démarche résilier unilatéralement le contrat avec IRIS, ce qui pourrait entrainer l’Etat guinéen devant la justice internationale.(Nous avons copie sur le projet dit de déploiement pour la confection d’un nouveau passeport par la société IN GROUP , N0 du dossier : 524/ DCA/CE/GPMO)

Ce qui est paradoxale dans cette affaire, ce sont les conditions posées par ce nouveau partenaire. Il exigerait de l’Etat guinéen pour son installation le montant de 5 millions de dollars et annuler certains éléments ou paramètres de sécurisation faits et exigés par IRIS, ce qui rendrait le passeport moins sécurisé et de mauvaise qualité.

Il faudra attendre au moins 4 mois pour livrer les premiers passeports. Par surcroit le passeport serait livré à 50 dollars US et l’Etat ne gagnerait que 20 dollars par passeport, alors que la convention BOT avec IRIS offrait 70% sur le prix de chaque passeport, tout était à la charge de IRIS l’Etat guinéen n’assurait que la distribution.

Le manque d’information pousse des autorités guinéennes à dire, que le soi-disant partenaire français est installé au Sénégal depuis longtemps, ce qui est contraire à la réalité car, depuis 2007 IRIS est au Sénégal.

Au juste que se passe-t-il ?

Pendant que des démarches pour un nouveau partenaire sont menées, voilà qu’une délégation ministérielle s’apprêterait ou s’est rendu ) se rendre en Malaisie.

Quel paradoxe ?

En tout cas sur la base de la convention de BOT établie entre l’Etat guinéen et IRIS, ce partenaire a fourni un passeport réellement sécurisé, ce serait absurde d’abandonner un tel partenaire pour se fier à cet autre partenaire pour le simple fait que lui soit français.Peut-être,OUI.

Le colonel Mamadi Doumbouya a toujours insisté sur le fait de ne pas reproduire les erreurs du passé, à ce rythme-là, tout porte à croire que des guinéens attendront longtemps pour avoir le passeport . On ne résilie pas unilatéralement un contrat pour lequel l’Etat s’était engagé à moins que le partenaire ne soit pas sérieux.

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Lonceny Moussa pour Actuguinee.org


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