Médecins accusés de viol à Conakry : « il s’agit de délinquants sexuels ayant commis un viol collectif dans l’exercice illégal de la profession médicale » (ordre des médecins)

http://Actuguinee.org / L’affaire du (présumé) viol sur la jeune dame de 25 ans incriminant trois médecins a créé un tollé au sein de l’opinion publique nationale notamment à Conakry. L’ordre des médecins avait gardé le silence sur cette affaire jusqu’à la publication d’une déclaration, ce lundi 18 octobre 2021.

Dans cette déclaration, la faîtière des professionnels de santé a, après avoir exprimé sa « consternation », condamné « fermement ce comportement indigne contraire à toutes les valeurs morales, éthiques et déontologiques qui régissent l’exercice » de leur profession.

L’Ordre des médecins ne s’est pas empêché de qualifier (de « délinquants sexuels ») les médecins incriminés dans cette histoire digne d’une série télévisée. La structure va jusqu’à les rejeter de la corporation. « Après vérification, nous avons constaté que les mis en cause ne sont pas répertoriés au niveau de notre institution. S’agit-il de médecins ? S’agit-il d’infirmiers, de garçons de salle de tradipraticiens ou autres ? À notre avis, la réponse est claire : il s’agit de délinquants sexuels ayant commis un viol collectif dans l’exercice illégal de la profession médicale », lit-on dans le document de deux pages qui parle de la gravité de la situation. « Le viol est un crime imprescriptible. Lorsqu’il est commis par un agent de santé, qui profite de sa position ascendante et de la vulnérabilité de la victime, cela constitue une situation aggravante », fait remarquer le document.

« C’est pourquoi nous invitons le ministère de la Santé à prendre toutes ses responsabilités pour garantir à tous les Guinéens des soins de de qualité dispensés par un personnel qualifié et équipé. À la justice, nous demandons une application stricte de la loi dans toute sa rigueur en matière de responsabilité médicale, et général et la responsabilité répressive en particulier. À la lumière de ce qui précède, le conseil national de l’ordre des médecins décide :

– De se constituer partie civile au côté de la victime pour défendre l’honneur de la profession médicale et protéger les intérêts de la patiente.

-D’interdire l’exercice de la profession médicale sur toute l’étendue du territoire aux personnes qui seront inculpées [reconnues coupables] », ajoute-t-il.

Joseph KADOUNO

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