Lettre d’un citoyen au Colonel Mamady DOUMBOUYA, Président du CNRD

Mon Colonel, permettez moi de vous appeler Monsieur le président

C’est un jeune guinéen conscient qui s’adresse à vous et qui vous demande de bien prêter attention à ces mots exprimés en quelques phrases. Je le dis en connaissance de cause. Si nous en sommes là, c’est que tous ceux qui vous ont précédé n’ont pas écouté. Même s’ils ont écouté, il n’ont pas écouté les bonnes personnes. Vous ne m’en avez pas l’air, l’air de ceux qui n’écoutent pas les bonnes personnes. Et c’est avec une grande fierté et confiance que je prends mon temps pour vous écrire.

Monsieur le président,

Il serait aberrant que les crimes (économiques et humaines) commis en Guinée ces dernières années restent impunis. Ils vous diront, après les concertations, mettre les institutions en place, pour aller aux élections qu’ils guettent comme deux chiens en face d’un minuscule os.
Ils vous diront d’aller à la réconciliation.
Ils te diront de faire à l’image de la Gambie qui, en dépit de tout ce qui s’est passé, il n’y a pas eu de justice.

Monsieur le président,

En l’état, il est impossible de parler de réconciliation, d’élections, sans passer par la justice. Ce qui s’impose donc à vous, c’est de constituer deux commissions d’enquête. Une sur les crimes économiques, une autre sur les crimes humains de 2010 à nos jours. Que les auteurs (du côté du pouvoir et de l’opposition). Ce pays a souffert d’impunité. Sous le défunt mandat, on avait comme l’impression que la justice n’est faite que pour ceux qui ne sont pas avec le pouvoir.

Monsieur le président,

Je vous mets au courant d’un cas illustratif. Ousmane Gnelloy DIALLO, un jeune qui a prouvé qu’il n’y a pas de justice pour lui en Guinée. Pour profiter d’Alpha CONDÉ, il s’est autoproclamé son « Ministre de la défense sur Facebook ». Dans ses agissements, il n’avait aucun égard pour ceux qui ne sont pas d’accord avec le pouvoir.

Tout dernièrement, il a été convoqué au tribunal de première instance de Dixinn suite à une plainte de Kadiatou DIALLO, la fille de l’ancien président de l’Assemblée nationale (Boubacar Biro DIALLO). Il a insulté publiquement le père de cette dernière et en live. Il y a des vidéos, Monsieur le président.

Puisqu’il n’a jamais répondu aux convocations, un mandat d’arrêt international a été émis contre lui. Rien à signaler !
Monsieur le président, Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Monsieur le président,

Certains viendront vous dire aussi : « sans nous, on ne peut pas gouverner la Guinée ». Aaah, ce sont eux les meneurs. Et il faut s’en méfier. Ils ont tous retourner les vestes, faisant déjà sacrifices sur sacrifices, pour vers vous avec leurs bouches mielleuses, vous mettre dans leur filet. Et une fois cela, ils vous maintiendront en captivité comme ils l’ont fait avec Alpha CONDÉ.

Je vous le dis très sincèrement ! On dit souvent que le ridicule ne tue pas en Guinée ! C’est une réalité. Que les gens qui ont insulté hier les opposants Alpha CONDÉ se rangent aujourd’hui pour insulter Alpha CONDÉ, cela ne devrait pas vous surprendre.

Monsieur le président,

Parmi la plupart des gens qui sont allées huer la délégation des chefs d’État à l’aéroport, ce vendredi 17 septembre 2021, il n’y avait que des gens pareils. Des gens qui n’ont plus d’intérêt avec Alpha CONDÉ et qui en cherchent auprès de vous. Visionnez bien les images et venez me le confirmer, Monsieur le président.

Monsieur le président, ceci est une première correspondance. Il y en aura d’autres.

Que Dieu vous bénisse !
Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens !

Saa Joseph KADOUNO, Journaliste Reporter d’Images, Activiste des droits de l’homme, panafricaniste

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