Rencontre à gueckedou sur les défis liés à la gestion des frontières, la cohésion sociale et la sécurité transfrontalière dans la région du bec de perroquet.

http://Actuguinee.org / Sous l’invitation du sous-préfet et des communautés de Nongoa, plusieurs acteurs impliqués dans le développement local ont pris part à une réunion de renforcement de la gestion des frontières, la cohésion sociale et de la sécurité transfrontalière dans la région du bec de perroquet ce samedi 28 août 2021. La rencontre qui s’est ténue à Nongoa centre, une sous-préfecture située à 27 kilomètres du centre-ville de Guéckédou a connu la présence de trois pays dont la Guinée, le Libéria et la Serra Léone.

L’objectif de cette rencontre transfrontalière est de renforcer la sécurité, la cohésion sociale et la confiance entre les communautés guinéennes, libériennes et sierra léonaise dans la région du bec de perroquet, a déclaré M. Sékouba LENO, sous-préfet de Nongoa dans ses souhaits de bienvenue. Il a remercié l’OIM Guinée pour son appui technique et financier à faciliter l’organisation de cette importante réunion qui permettra de ressortir des actions à renforcer la paix, les liens socio-culturelles qui ont toujours existé entre les communautés guinéennes, libériennes et sierras léonaises.

Le chef du sous-bureau de l’agence des Nations-Unies pour les migrations en Guinée en région forestière, Docteur Bailo Barry a indiqué dans son allocution que certains fléaux auxquels les communautés de la région du Bec de Perroquet sont exposées ne peuvent être résolu que par les communautés eux-mêmes autour d’un dialogue tel que cette réunion transfrontalière.  Ainsi, il a exhorté les acteurs des trois pays d’identifier les défis majeurs liés au maintien de la paix, la sécurité et la quiétude sociale pour atténuer ces problèmes dans nos pays.

Pour lui ‘’la région connait de plus en plus le trafic de drogue, les violences à l’égard des femmes, la traite des enfants et le trafic des personnes. Le déplacement massif des jeunes, la dépravation des mœurs et coutumes, la circulation des armes légères, la fièvre hémorragique à virus Ebola, la covid-19, la fièvre Lassa et la fièvre hémorragique Marburg, sont entre autres autant de paramètres, qui viennent entacher négativement la sécurité, la quiétude et la paix au niveau de nos localités.

Pour atténuer ces fléaux, les communautés frontalières, à travers les réunions transfrontalières, peuvent espérer à la restauration de la confiance, et à la sécurité des personnes et leurs biens, tout en identifiant les défis majeurs liés au maintien de la paix, la sécurité et de la quiétude sociale dans leur pays. L’examen approfondi des défis liés au maintien de la paix, de la sécurité et de la santé de nos populations s’avère capital pour des propositions d’activités conjointes concrètes, nous permettant d’améliorer les conditions de vie de nos populations’’, a lancé Docteur Bailo BARRY, chef du sous-bureau de l’agence des Nations-Unies chargé de la migration en Guinée forestière.

Le préfet de Guéckédou présidant la cérémonie, a salué l’initiative du sous-préfet et la communauté de Nongoa à organiser cette rencontre qui s’accentue sur les questions de paix. A entendre M. Tamba Nestor TONGUIANO, mieux vaut prévenir pour éviter la résurgence des conflits au long des frontières.

 « Je salue la tenue de cette rencontre qui parle des questions de cohésion sociale, de liberté d’expression, surtout de la paix qui constitue le véritable socle de tout développement. C’est de cette cause juste et fondamentale que l’OIM a bien voulu organiser un atelier qui a regroupé cinquante-neuf (59) personnes dans le but de prévenir les conflits. Donc je suis très réconfortée parce que partout où il y a des conflits, le développement n’est pas possible.   Par exemple le trafic d’enfant, la consommation des drogues et beaucoup d’autres fléaux constituent des éléments qui pourraient éclater ces conflits. La république de Guinée partage des frontières avec la Sierra Léone et le Libéria sur une longueur de 120 km, il y a lieu de se rencontrer pour parler de la prévention des conflits, afin que la paix, la cohésion sociale qui sont des facteurs clés du développement socio – économique soient une réalité », a martelé Tamba Nestor Tonguino, préfet de Guéckédou.

Madame Parleh. D. Harris a représenté la république sœur du Libéria au cours de cette rencontre en compagnie de plusieurs autres acteurs de son pays. Elle s’est réjouie des sujets débattus surtout ceux concernant la violence basée sur le genre, le trafic d’enfant. Elle a trouvé également primordial d’organiser ces genres de rencontre pour mitiger les épidémies qui touchent les communautés du Bec de Perroquet.

« Nous vous remercions beaucoup pour l’hospitalité que vous nous avez réservé. Nous remercions particulièrement les organisateurs de cette rencontre dans la mesure où ils ont pointé du doigt les méfaits qui se déroulent au niveau de la zone notamment, le trafic des enfants, la violence sur des femmes, la migration, les questions de santé et de sécurité qui affectent cette région. Je me réjouis du fait que ce sont les hommes qui se réunissent aujourd’hui pour évoquer ces problèmes liés à la violence sur les femmes, les trafics d’enfant dans un débat. C’est pourquoi je félicite cette synergie de réunion transfrontalière. Nous avons aussi les épidémies telle que Ebola, le covid-19 et tant d’autres. Si de telle rencontre ne se tiennent pas pour trouver des voies et moyens pour les mitiger, nous allons mettre les populations à risque parce que ces populations frontalières, se visitent les unes les autres », confie-t-elle.

Il faut rappeler que la région du Bec du Perroquet a connu une instabilité sécuritaire et de violations des droits humains liées aux conflits persistants pendant ces deux dernières décennies lors des conflits civils en Sierra Leone et au Libéria.

Récemment, elle a été frappée par l’apparition de la fièvre hémorragique à virus d’Ebola, suivit de la fièvre Lassa, Marburg ainsi que la pandémie de Covid-19 qui viennent entacher négativement la sécurité, la quiétude et la paix au niveau des localités transfrontalières de la région.

Pour atténuer ces fléaux, plusieurs initiatives ont été développées par les gouvernements des Etats de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Léone dans le cadre du renforcement de la cohésion sociale entre les communautés transfrontalières afin de préserver la paix et la sécurité transfrontalière dans la région du bec de perroquet.

Au total, 59 personnes venues des trois pays ont participé à cette rencontre appuyée par l’OIM en collaboration avec le PNUD et l’ITC dans le cadre du projet de « renforcement de la gestion des frontières, de la cohésion sociale et de la sécurité transfrontalière dans la région du Bec de Perroquet » financé par les fonds pluri-partenaires pour la migration (MPTF). Au cours de l’atelier, plusieurs défis ont été énumérés.

Par Actuguinee.org

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