Siguiri : une femme enceinte meurt à l’hôpital préfectoral, « elle a manqué d’assistance  » accuse son époux

http://Actuguinee.org / Décès d’une femme enceinte à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Selon son époux qui a décidé de porter l’affaire sur la place publique, elle aurait manqué d’assistance rapide. Une thèse que conteste le chef de la maternité qui s’appuie sur le rapport de ses agents.

C’est depuis samedi (10 juillet 2021) que Nady SIDIBÉ est morte à la maternité de l’hôpital préfectoral de Siguiri. Son époux (Kaba DIAKITÉ) accuse les agents de la maternité de l’hôpital qui n’auraient pas répondu à sa demande. « (…), quand nous sommes arrivés à l’hôpital préfectoral, nous avons trouvé Dr KÉÏTA. Il nous a dit que le travail n’a pas commencé. Il a prescrit une piqure que j’ai achetée, et, la douleur s’est calmée. Ils nous a dit de rentrer à la maison pour revenir plus tard parce que le travail allait commencer dans quelques heures. Effectivement, la douleur a repris à 10 heures et nous sommes directement répartis à l’hôpital. Mais cette fois-ci, le nommé KÉÏTA n’y était pas [plus ». Ils l’ont fait entrer dans la salle d’accouchement où elle est restée de 11 heures à 17 heures. J’ai demandé aux médecins de lui faire la césarienne si elle est incapable d’accoucher d’elle-même, surtout qu’elle n’avait plus de force. Mais, ils n’ont pas accepté. Ils ont fait des va-et-vient là-bas, puis ils sont venus me dire que ma femme est décédée », a-t-il témoigné.

Absent au moment des faits, le responsable de la maternité (Tassy BÉRÉTÉ) balaie ces accusations d’un revers de main. Il assure que la femme a été traitée comme il se devait. « (…), selon le rapport de l’équipe de garde que j’ai reçu, on ne peut pas dire qu’on n’a pas assisté cette dame », dit-il en confirmant la demande de césarienne. « La dame a effectivement demandé une césarienne », mais, « elle avait fait une chute de tension. Donc il fallait d’abord la réanimer avant la césarienne. Et, c’est au cour de cette réanimation qu’elle a rendu l’âme ».

Choqué, l’époux, aujourd’hui veuf, promet de porter l’affaire en Justice. « Je porterai plainte contre ces agents de santé parce que s’ils avaient accepté d’opérer ma femme, elle aurait certainement pu être sauvée », affirme-t-il.

Cette dernière affaire pourrait encore relancer le débat sur la qualité des soins dans les hôpitaux publics. Il y a quelque mois, le responsable de la maternité Kankan et une des sages-femmes ont été suspendues de leur fonction. Ils ont été accusés de passivité dans la mort d’une femme enceinte, laquelle n’a pas pu fournir 700 000 francs nécessitant l’extraction du fœtus qui était mort dans son sein.

À suivre ici Actuguinee.org

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