Manque d’infrastructures de développement à Lola : La Santé et l’Education à l’agonie à Gueasso

Les routes dans les districts de la Sous-préfecture de Gueasso  sont aujourd’hui plus vieillissantes, impraticables … Ne serait-ce que le réseau routier identifié à 60 km de la commune urbaine de Lola. L’Etat ne s’occupe pas à en croire les services en charge des routes de la préfecture de Lola.

C’est le cas du district de Samoukadou et celui de Gonosamoukadou, qui ont été visité par un des reporters de votre quotidien en ligne Actuguinee.org  basé dans la région forestière du pays . Par ailleurs, à  Samoukadou, les citoyens n’ont jamais bénéficié d’un poste de santé et encore moins une école digne de ce nom.

Les villageois qui se sont mobilisés à s’offrir un poste de santé au travers de leur propre moyen ont du mal à trouver un agent de santé pour des soins sanitaires.

« Ici, on s’est organisé en fonction de nos maigres moyens construire un poste de santé et malgré tout, ce poste de santé n’a jusqu’ici aucun infirmier. Au 21 ème siècle, nous sommes obligés avec l’état de nos routes impraticables évacuer nos femmes en état de famille avancé pour l’accouchement à des km de la localité. Conséquence immédiate ,nous perdons assez d’enfants et parfois nos épouses même en donnant la vie à d’autres enfants du village. » se lamente Abdoulaye Camara, citoyen du village.

Du coté de Gonosamoukadou, les citoyens n’ont ni un centre de santé, ni une école et pire, pas d’eau potable. Les villageois de Gonosamoukadou, sont privés d’eau potable. Ils s’approvisionnent d’une eau qui n’est pas favorable à la santé humaine.

« L’eau que nous buvons n’est pas de bonne qualité . Cette eau nous fait peur mais nous n’avons pas de possibilité. L’eau là n’est pas digne d’être utilisée pour des activités de maison et surtout pour la boisson », se plaint Ibrahima Soumaoro. Ils lancent un appel à l’état de leur venir en aide pour leur octroyer un forage.

La sous-préfecture de Guéasso est souvent exposée aux maladies diarrhéiques. Le maire que nous avons rencontré explique ce fait par le manque criard d’eau potable.  

“Nous avons 40 villages, mais il n’y a que 24 forages dont 5 au centre de Guéasso. Donc c’est un peu difficile pour nous’’, confie Ibrahima Dawaty Doré, qui se plaint également de l’état des routes. « Il demande aujourd’hui aux autorités de voler à leur secours, avant que l’irréparable ne se produise. »

Jean Kouloubo KALIVOGUI, correspondant régional en Guinée forestière pour Actuguinee.org.

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