Guinée/santé : Dr Abass Diakité : « Pourquoi il est important de se faire dépister au VIH ? »

http://Actuguinee.org / Une enquête réalisée en 2019 par  l’ONUSIDA indique que 1,7% de la population guinéenne est séropositive. De nombreux centres de dépistage et de traitement ont été crées aussi bien à Conakry la capitale qu’en province.

Mais la fréquentation de ces centres devient un défi majeur pour l’équipe du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) et ses partenaires du système des Nations-Unies en Guinée.

En cause, plusieurs malades de la pandémie sont stigmatisés ou discriminés au sein de la société.

Au lancement des activités du plan conjoint sur le VIH/Sida, tenu récemment à Mandiana. Docteur Abass Diakité le secrétaire exécutif du CNLS a interpelé les citoyens sur l’importance du dépistage et les opportunités qui s’offrent aux éventuels sujets testés positifs au VIH/Sida.

« Je lance un appel à toute la population de Mandiana, particulièrement aux femmes et aux futures mamans, afin qu’elle vienne se faire dépister au VIH dans les structures sanitaires et ce dépistage est gratuit et important parce que quand on connaît son statut sérologique, ça nous permet d’avoir un comportement responsable. Si on est séronégatif, ça nous permet d’éviter les comportements qui vont faire qu’on va attraper le sida. Si on est testé positif, il n’y a pas de crainte parce qu’aujourd’hui, sur toute l’étendue du territoire guinéen, il y a des médicaments qu’on peut avoir partout et gratuitement. Et ces médicaments permettent une guérison », a-t-il déclaré.

Dans la plupart des cas, les personnes testées positives au VIH/Sida ont du mal à être acceptées par leurs proches du fait de la discrimination et de la stigmatisation. Ce facteur entraîne donc la peur chez les candidats au dépistage et impacte négativement le taux de fréquentation dans les structures sanitaires mais, une piste de solution semble avoir été trouvée, précise docteur Abass Diakité.

« Beaucoup ont peur d’aller se faire dépister parce qu’ils seront indexés qu’ils ont le sida. Nos agents qui sont dans les structures de santé sont formés à  la confidentialité. Votre résultat reste entre vous et l’agent de santé. Il vous revient de dire votre statut à  qui vous voulez sinon le résultat restera entre vous et l’agent de santé. Donc,  n’ayez pas peur », conseille le secrétaire exécutif du CNLS.

Aux personnes malades de la pandémie du sida encore sous traitement, le médecin a insisté sur le strict respect de certaines consignes.

« J’exhorte aussi celles qui sont sous traitement de continuer à respecter le traitement. Comme je vous ai dit tout de suite, le traitement est gratuit partout en Guinée. Mais, si vous commencez le traitement et que vous arrêtez, la situation devient plus compliquée parce que vous devenez plus malades et ce médicament ne sera plus efficace. On sera obligé de changer de traitement, pour trouver un autre médicament plus cher. Quand on commence le traitement, c’est tous les jours et à  des heures régulières.

Il ne faut pas prendre le médicament aujourd’hui et ne pas le prendre demain », a conclu docteur Abass Diakité devant une assistance de plusieurs dizaines de personnes réunies à la maison des jeunes de la ville de Mandiana.

Mamadi CISSE correspondant régional en Haute-Guinée

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