Guinée : Lancement officiel des activités du plan conjoint anti VIH/Sida pour la période 2021-2022 par le CNLS à Mandiana

http://Actuguinee.org / Le Gouvernement guinéen et ses partenaires onusiens s’inscrivent-ils dans la dynamique de booster leur lutte commune contre le VIH/Sida ?

Un plan conjoint élaboré à cet effet a été solennellement lancé ce vendredi 11 juin 2021 dans la maison des jeunes de la ville de Mandiana.

Autorités ,cadres multisectoriels ,notables et représentants d’organisations non gouvernementales venus de la capitale Conakry, du Chef-lieu de la région, Kankan et des 13 communes bénéficiaires de Mandiana étaient présents à la cérémonie organisée par le Comité National de Lutte contre le VIH/Sida (CNLS) en collaboration avec le Système des Nations-Unies en Guinée.

Ambiance ludique dans la maison des jeunes à moitié remplie (Raison de covid-19) pour le lancement des activités du plan conjoint sur le VIH/Sida dans la préfecture de Mandiana.

Docteur Abass Diakité directeur exécutif du CNLS

Selon les organisateurs de la rencontre, la préfecture de Mandiana est une zone à haut risque de vulnérabilité au VIH/Sida ,ce en raison de l’hétérogénéité de sa situation géographique et démographique en lien avec certaines pratiques néfastes comme l’explique le docteur Abass Diakité directeur exécutif du CNLS : « Après une analyse faite sur les gaps en matière de couverture sanitaire nationale, il a été constaté que la préfecture de Mandiana faisant frontière avec la république du Mali et celle de la Côte d’ivoire ,connaît une forte mobilité  des populations, un manque de fidélisation des prestataires de santé à leurs postes et une surpopulation liée aux mouvements migratoires venant de différentes préfectures de la Guinée et des pays voisins à la recherche de l’or. L’affluence des groupements féminins et des jeunes à la ruée vers l’or et le travail de sexe avec des mariages précoces dans les mines compromettent dangereusement la Santé de nos populations », a-t-il déploré.

Durant ces dix dernières années, la préfecture de Mandiana était au point mort parce que privée du financement des partenaires étrangers pour la poursuite de sa lutte contre la pandémie de VIH/Sida.

Résultat, une baisse notoire des indicateurs de santé plus particulièrement dans le cadre du dépistage volontaire, de la prise en charge gratuite des personnes vivant avec le VIH/Sida et de prévention de la transmission Mère-Enfant.

À la faveur de cette rencontre, différents intervenants ont largement sensibilisé l’assistance et sollicité son implication constante en vue d’inverser ces tristes réalités.

Dr Job Sogbohan Directeur pays de l’ONUSIDA en Guinée.

Le représentant à cette cérémonie du coordinateur résidant du Système des Nations-Unies en Guinée a pour sa part loué ce qu’il qualifie de « prouesses » du gouvernement et peuple guinéens contre le VIH/Sida ce, au grand dam de la covid-19 et de la résurgence des fièvres hémorragiques à virus Ebola et Lassa. L’expert onusien estime en revanche que la Guinée est encore loin du bout du tunnel dans la lutte anti VIH/Sida. Raison pour laquelle il tire sur la sonnette d’alarme.

« Je félicite le gouvernement et le peuple guinéens pour les prouesses réalisées contre le VIH/Sida […]. Malgré tous ces efforts et ces progrès, la Guinée comme la plupart des pays dans le monde, risque de ne pas atteindre l’objectif de l’élimination  de la pandémie du VIH/Sida comme  problème de santé publique en 2030 », dira le docteur Job Sogbohan qui est également le directeur pays de l’ONUSIDA en Guinée.

Optimistes, les partenaires onusiens ont réaffirmé leur total soutien à la Guinée estimant que les obstacles « non négligeables » suscités peuvent être surmontés dans le temps mais à une seule condition :faire le nécessaire c’est-   à -dire, conjuguer les efforts pour plus de responsabilités individuelles et collectives afin de combattre je cite, toutes les formes de discrimination et de stigmatisation surtout à  l’égard des femmes et des enfants y compris les personnes handicapées.

Au gouvernement, d’augmenter conséquemment ses ressources domestiques destinées au volet VIH/Sida, a également suggéré le porte-parole des agences  du système des Nations-Unies que sont :l’ONUSIDA, l’UNICEF, l’OMS, le PAM, l’UNFPA, l’USID, le PNUD, l’UNESCO et le HCR.

Depuis Mandiana, Mamadi Correspondant régional

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