Guinée : Bah Mamadou Lamine ou le reflet de la haine(Tribune)

http://Actuguinee.org / J’ai lu avec stupéfaction une tribune (puisque ce n’est pas un article de presse) de Bah Mamadou Lamine paru dans le Lynx de Souleymane Diallo, encore lui. Je ne voulais pas aller dans la saleté avec lui, mais que voulez-vous, il faut toujours du savon pour laver les chiottes. Lavons alors.

Entre deux joints et quelques bouteilles de whiskies, le sieur Bah, que dis-je, le mal-bandant de Bah (bien sûr il a quelques dysfonctionnements à ce niveau) a eu l’outrecuidance de s’attaquer, verser sa bile de nervosité et de haine génétiques sur une respectable dame, connue et appréciée par les Guinéens de bonne souche, madame Kaba Saran Daraba. Dans ce que l’on peut appeler un hymne à la mal-cause où se le dispute l’incohérence à la vérité historique, mon ami Bah Mamadou Lamine, ne s’est pas privé de pondre sur l’angle qui lui sied bien des incongruités connues hélas pour lui par les Guinéens. En effet, dire aujourd’hui que le régime de Sékou Touré n’a rien légué à la postérité relève tout simplement de la mauvaise foi. Dans ses diatribes, il affirme, pince sans rire, que toutes ces usines héritées de la première république ne fonctionnaient pas, même au temps de Sékou Touré.

Je ne reviendrais pas sur ses explications tordues, pour ne pas reléguer ses… «imbécilités». Il oublie tout simplement, ou feint de l’oublier dans ses envolées lyriques indécentes, que le Président Lansana Conté lui-même a reconnu quelques années après la prise du pouvoir par le CMRN que « les cadres guinéens m’ont fait faire des choses qui n’étaient pas bonnes pour la Guinée ».

Lansana Conté parlait de ces « privatisations sauvages des unités industrielles qui ont fini par mettre le pays dans la dépendance ».

Evidemment, ce Bah Lamine et les repreneurs de ces unités industrielles ne pouvaient qu’être satisfaits. Satisfaits d’avoir brisé une chaine de distribution des produits essentiels en faveur des populations à la base pour leurs propres intérêts égoïstes et mercantiles.

BAH LAMINE

Avec des virées entre la Côte d’Ivoire et la Guinée (où tu n’y revenais que pour des besoins de mercenariat et de déstabilisation de ton propre pays) tu n’as pas su savoir que ces unités industrielles ont été d’un grand secours pour les Guinéens. Non, tu le sais bien, tu n’es pas aussi con que l’on puisse le croire, quoique guidé par une haine viscérale dont les origines remontent dans ta naissance. Eh oui, cher ami, on se connaît dans ce pays, mais ça c’est une autre parenthèse à revenir longuement. Même nos enfants ont revisité l’histoire et savent quelles grandes utilités ont été pour la Guinée les huileries Sincéry de Dabola, l’usine textile de Sanoyah, l’imprimerie Patrice Lumumba où s’approvisionnaient en cahiers les pays de la sous-région, le chemin de fer Conakry-Kankan que toi et moi, avant ton exil, avions emprunté ensemble plusieurs fois, Pastoria et palsambleu l’usine de kinine, j’en passe et des meilleures. Ne tourne pas tout en ridicule, quoique tout n’ait pas été rose mais le tableau que tu peins est loin des réalités connues par les Guinéens.

Mais qui diantre crois-tu convaincre ? Alors que la Guinée, les Guinéens, ont la bonne lecture de l’histoire de ce pays, tu remues ta poubelle pour nous sortir des sornettes que même toi au fond n’y croit pas. Saran Daraba Kaba que tu insultes, vilipendes, dénigres à souhait, fait partie de ces femmes guinéennes appréciées, respectées, adulées par tous les Guinéens. Et il n’y a rien d’étonnant qu’elle ait donné vie à des enfants qui suivent ses traces dans la droiture, le patriotisme et l’enseignement reçus.

Serais-tu jaloux, toi qui n’as aucune filiation digne ? Serai-tu haineux toi qui n’as aucun enfant ? Du moins prouvés ? On se connaît dans ce pays. Parce que lorsque nos enfants réussissent, l’on en est fier. Encore faut-il avoir des enfants ! Justement, l’on ne peut qu’apprécier que ce qui sort de nos entrailles, pas de celui d’autrui. D’où la propension de mon ami à détester tous les enfants. Quand on aime son enfant, dit le dicton, on aime tous les enfants.

Mais comment fais-t-on quand on en a pas ? C’est de ça qu’il s’agit. Avant de revenir dans l’histoire de nos vies communes, tu voudrais bien, cher ami, dire à Souleymane Diallo du Lynx, que le diamantaire cherche toujours qui est le père de l’enfant de sa troisième femme. Merci de recevoir, cher ami, mon gros coup de sabot au… cul.  Khèmokhi yaguitaré, voilà ce que tu es et ne cesseras pas d’être. Je dois y revenir.

Ton ‘’ami’’ Sékou Dramé    

2 commentaires
  1. CONDÉ KABA dit

    NO COMMENT MONSIEUR DRAMÉ .MERCI DE NOUS ÉCLAIRER LA LANTERNE .CE BAH LAMINE ET ASSIMILÉS NE SONT BONS QUE POUR LA POUBELLE

  2. Victor dit

    … Haine génétique,… guinéens de souche,… On se connaît dans ce pays. Voilà quelques expressions à opposer aux peuls quand ils disent ce qui ne vous plaît pas. Vous l’avez compris chers tous, sauf les peuls.
    Guinée et développement ? Guinée et Unité ? Au retour du prophète Issa (alayhi Salam). Patientons nous autres.

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