Cellou Dalein Diallo répond à Ibrahima Kassory Fofana : « Il y a une tendance à prendre les bourreaux pour les victimes et les victimes pour les bourreaux.

De passage hier dans l’émission « On refait le monde » de nos confrères de Djoma médias, le premier ministre a accusé l’opposition de bloquer toute manifestation de la vérité parce qu’elle empêche les familles des victimes de violences de témoigner. Une sortie qui n’a été du goût du président de l’UFDG.
Selon Cellou Dalein Diallo, l’opposition et l’UFDG ont toujours dénoncé l’absence de l’ouverture d’enquêtes suite aux morts de militants enregistrés lors des manifestations appelées par l’opposition.
« Ce que le premier ministre (Ibrahima Kassory Fofana) raconte n’a aucune base. C’est une revendication constante de l’UFDG et de l’opposition que des enquêtes soient menées pour identifier les auteurs des crimes commis lors de nos manifestations. Il n’y a pas eu un seul dialogue où on a pas revendiqué et obtenu un engagement ferme du gouvernement de diligenter des enquêtes sérieuses pour identifier les auteurs de ces crimes. Ce sont nos militants qui sont tués dans les manifestations. Comment voulez-vous qu’on fasse obstruction à la manifestation de la vérité ? Nous voulons que les auteurs soient identifiés et punis conformément à la loi parce que nous avons une responsabilité morale » a indiqué Cellou Dalein Diallo dans « Mirador »
Et d’ajouter que : « Nous lançons les mots d’ordre et ce en répondant à ces mots d’ordre que les gens sortent. Nous sommes choqués quand on les tue comme des lapins. Nous exigeons la justice depuis 2011, on l’obtient pas. Et ce aujourd’hui qu’on va dire que c’est l’opposition ou l’UFDG qui refuse de coopérer pour la manifestation de la vérité. On ne peut pas refuser qu’il y ait des enquêtes. Au contraire, on a dénoncé l’absence d’enquêtes (…) Il y a une tendance à prendre les bourreaux pour les victimes et les victimes pour les bourreaux. Et c’est dans cette dynamique malheureusement que rentre mon ami Kassory et c’est dommage. Les bourreaux sont connus et les victimes sont connus »
Par ailleurs, le président de l’UFDG révèle que 51 jeunes ont été tués lors des violences post-électorales.

Sadjo Bah pour http://Actuguinee.org

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