Gestion des ressources humaines de l’État : Moustapha Sanguiana brise le silence et apporte conseils..

Monsieur Moustapha Sanguiana CAMARA, DRH au MINISTERE DE LA COOPERATION ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE ; présente une communication sur la nouvelle gestion des ressources humaines de l’État.

Je tiens à rappeler que la Modernisation de l’organisation de l’État doit s’accompagner d’une gestion des Ressources humaines qui permettra à la fonction publique et du travail de répondre aux attentes des Guinéens, offrir aux fonctionnaires dont l’engagement est exemplaire, des conditions de travail et des parcours professionnels enrichissants, comme le font foi les annonces faites par le Pr. Alpha CONDE « Gouverner autrement »

Pour ce faire donc, la fonction publique doit pouvoir s’ouvrir à la diversité sociale, promouvoir la mobilité des agents et valoriser la diversité des parcours pour être en capacité de répondre aux spécificités de chacun. C’est le sens du travail engagé par le gouvernement dans le cadre du protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations.

Il convient à présent d’aller plus loin et de renouveler en profondeur la gestion des ressources humaines de l’État.

Cette ambition doit se traduire par un renforcement du pilotage de la gestion des ressources humaines, avec la transformation de la direction nationale de la fonction publique en direction des ressources humaines de l’État, chargée :

  • De la définition et de la conduite de la stratégie de la politique interministérielle des ressources humaines.

La DRH de l’État assumera dans ce cadre un rôle plus important en matière de gestion des emplois et de masse salariale. La création d’une DRH de l’État s’accompagnera également d’un renforcement du rôle et du positionnement des DRH ministérielles.

La nouvelle gestion des ressources humaines reposera sur les priorités qui seront définies par une « stratégie pluriannuelle de modernisation des politiques de ressources humaines », que le ministère de la fonction publique et du travail doit proposer en réunion de ministres. Cette stratégie reposera sur les priorités suivantes :

  • Un pilotage renforcé des emplois et des compétences afin de permettre une plus grande anticipation des besoins de l’État à court et moyen termes, la définition de politiques interministérielles de recrutement, de formation et de promotion interne au sein de l’État ;
  • Le renforcement de la formation initiale et continue des fonctionnaires avec la mise en place d’un chantier d’amélioration de l’appareil de formation de l’État visant notamment à favoriser la mutualisation des actions de formation et à développer des projets innovants en appui des ministères ;
  • Une véritable déconcentration de la gestion des ressources humaines.

La mise en place de la nouvelle charte de la déconcentration par le gouvernement qui aura pour vocation de refondre les relations entre l’administration centrale et les services déconcentrés. Elle doit s’accompagner d’une évolution de la gestion des ressources humaines qui offre plus de responsabilité et de marge de manœuvres aux services déconcentrés, ainsi qu’une réflexion sur la rénovation du dialogue social à tous les niveaux.

Un changement des modes de gestion de l’encadrement supérieur. Les modalités de carrière des cadres dirigeants et supérieurs de l’État pourront être adaptées, afin de valoriser les mobilités et les échanges entre les ministères d’une part, d’autre part entre administration centrale et l’administration déconcentrée, entre les trois versants de la fonction publique, ainsi que l’ouverture à l’international.

Le développement de la culture managériale au sein de la fonction publique et du travail dans le cadre de plans managériaux ministériels. Chaque ministère doit élaborer un plan managérial pour chaque année. Ces plans managériaux devront se traduire par une diversification des viviers de l’encadrement de l’État mais aussi par une formation des agents encadrants des équipes au dialogue social et à la prise en compte de la qualité de vie au travail de leurs collaborateurs.

Cette nouvelle gestion des ressources humaines de l’État doit être au cœur de l’action de modernisation de la fonction publique conduite par le gouvernement. Elle s’accompagnera également d’une simplification des procédures de gestion au sein de la fonction publique. Sa mise en œuvre sera essentielle pour garantir l’efficacité des services publics.

Moustapha Sanguiana Camara

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