Kassory Fofana à l’Assemblée nationale : « Nous l’attendons de pieds fermes » dixit l’honorable Fodé Mohamed Soumah de la GECI.

Le premier ministre guinéen est attendu ce mercredi 07 avril à l’Assemblée nationale où il déclinera son discours de politique générale.
A cette occasion, Ibrahima Kassory Fofana aura l’occasion de présenter devant les députés les principes et les valeurs qui guideront son gouvernement pour les années à venir.
Depuis 2018, c’est la première apparition du premier ministre guinéen au parlement. Ce que regrette Fodé Mohamed Soumah de la GeCi.
« Nous entamons notre première année d’exercices et jusqu’à présent nous n’avons pas reçu le premier ministre. Je trouve que c’est regrettable. J’ai appris que depuis le mois de juin 2018 (8ème législature) l’Assemblée nationale n’a pas reçu le premier ministre. Je trouve qu’il doit être un acteur annuel comme le président fait son discours à la nation, présente ses vœux du nouvel an. Le premier ministre doit venir défendre sa ligne gouvernementale devant les députés au moins une fois par an » regrette Fodé Mohamed Soumah, le présidence de la GeCi.
Par ailleurs, le cinquième vice-président de l’Assemblée nationale regrette le fait que les députés n’aient pas reçus le discours du premier ministre afin de travailler en commissions avant son arrivée. Nonobstant cela, Fodé Mohamed Soumah souligne que les députés attendent de pieds fermes le locataire du palais de la colombe.
« Ce que je regrette, nous avons fait la demande de recevoir le discours bien avant son arrivée. C’est ça la pratique dans tous les pays. On reçoit le discours qu’il ne fera que lire. Il n’invente rien. En ayant le discours, ça nous permet de travailler en commission, de travailler au niveau du groupe parlementaire, d’essayer d’étayer vos idées, vos propositions, vos critiques, vos suggestions. Mais ce n’est pas le cas. Mais qu’à cela ne tienne, nous l’attendons de pieds fermes par rapport à ses dernières déclarations, par rapport au contenu du discours de politique générale. Nous serons suffisamment alertes pour réagir. A la fin du discours, nous aurons la possibilité de rétorquer, de proposer, de suggérer parce que ce n’est pas le coran, ni la bible. Un discours de politique générale, c’est quelque chose qu’on soumet à l’approbation des députés parce que pour une fois, le discours sera suivi de débats. Nous pourrons même invoquer un vote négatif. Il a du pain sur la planche. J’ose espérer que le contenu sera vraiment satisfaisant pour la bonne cause nationale » a indiqué le président de la GeCi.
Pour la première fois, le discours du premier ministre sera suivi d’un débat et d’un vote qui pourrait le désapprouver et pousser le premier ministre et son gouvernement à la démission.

Sadjo Bah

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