Emeutes au Sénégal : Macky Sall refuse-t-il d’entendre les multiples appels à l’apaisement ?

Le Sénégal vit l’une des plus sombres pages de son histoire. Depuis quelques jours, l’acharnement du régime de Macky Sall et de la justice sénégalaise sur l’opposant Ousmane Sonko a fait éclater des émeutes dans tout le pays. Face à cette situation chaotique qui a couté la vie à près de dix (10) personnes, le chef de l’Etat continue de faire la sourde oreille devant de multiples appels à l’apaisement.

Quand l’affaire dite Sonko-Adji Sarr a éclaté, le président Macky Sall s’est empressé de dire au khalife général des mourides qu’il n’avait rien à voir dans cette affaire et qu’il s’agissait d’une affaire privée. Mais rapidement l’affaire a pris une tournure politique avec les partisans de Sonko qui soutiennent la thèse du complot et en face le camp Benno bokk Yaakar qui défend à tout prix l’accusatrice de Sonko à la place de la famille de celle-ci.

Depuis maintenant trois jours des milliers de sénégalais sortent dans les rues pour manifester leur colère suite à l’arrestation, mercredi, du député Ousmane Sonko, leader du parti Pastef/Les Patriotes. Ces manifestants réclament la libération de l’opposant qui jusque-là a réussi à tenir tête au régime actuel dont plusieurs membres ont été cités dans des scandales (économiques, pétroliers, environnemental…). Mais les manifestations actuelles ne sont en réalité que l’expression de privations, de frustrations, d’injustices et d’absence d’état de droit que les Sénégalais subissent depuis bien longtemps dans notre pays, constatent certains observateurs.

Plusieurs commerces ont été ainsi vandalisés, des édifices publiques saccagés, d’énormes dégâts causés lors de ces émeutes. Sans oublier les pertes en vies humaines. Une dizaine de morts a été notée. Une situation chaotique qui inquiète plusieurs autorités religieuses qui ont appelé notamment le Chef de l’Etat Macky Sall à apaiser la tension en classant ce dossier aux allures de complot maladroitement ficelé par des esprits bornés qui ont cherché à plaire au chef.

Malgré les nombreuses alertes lancées par les autorités pour éviter au pays de sombrer dans les situations que l’on connait aujourd’hui, « l’on a l’impression d’être face à un mur », comme le constate le khalife général de Medina Baye. Pis encore, lors d’une déclaration, son ministre de l’intérieur, au lieu d’apaiser la tension n’a rien trouvé d’autre que de prendre les manifestants pour des « terroristes ». Ces derniers, affamés, éprouvés et oubliés par le régime n’ont fait que réclamer plus de justice sociale, de renforcement de la démocratie et de l’état de droit. Même s’il faut reconnaitre que ces manifestants ont été infiltrés par des agresseurs et bandits aguerris.

A.K.C – Senegal7

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