Guinée : La Mairie de Kouroussa dans la tourmente ,un conseiller municipal suspendu par Mamady 1 Condé, le maire

Résurgence d’un vieux différend au sein du conseil communal de la ville de Kouroussa. Le conseiller-président de la commission ‘’mines et carrières” à la commune est suspendu de ses fonctions pour « diffamation et calomnie » à l’encontre de son maire.  En octobre 2019 ,Ali Bâtè Condé a révélé un prétendu détournement de fonds public ,une somme de 26 millions de francs guinéens destinée aux travaux de rénovation du siège de la mairie de Kouroussa. Au lendemain d’un audit sur le compte en banque du service et des pourparlers tenus dans la foulée sous l’égide de l’autorité préfectorale, les belligérants et leurs soutiens respectifs s’accordent à classer le dossier tout en enterrant définitivement la hache de guerre mais hélas. Quelques semaines plus tard, les attaques verbales s’enchainent par voie de presse. Une sentence contre le sieur Ali Bâtè Condé puisque c’est de lui qu’il s’agit est prise. Ce dernier se dit surpris ,parle d’un « acharnement et d’un règlement de compte » du maire soutenu en cela par le préfet de la localité et son secrétaire général chargé des collectivités. Raison pour laquelle, il sollicite que lumière soit faite sur ce contentieux.

« La justice est là. Si le maire estime qu’il a été diffamé il peut porter plainte pour que la vérité soit dite dans cette affaire » soutient Ali Bâtè Condé interrogé par l’antenne régionale d’Actuguinee.org.

Pour Mamady 1 Condé ” cette décision de suspension a été prise sur proposition de l’ensemble des conseillers de la commune pour dit-il, préserver la paix et la quiétude sociale à Kouroussa. « Il n’ y a pas eu de détournement mais plutôt d’une suspicion de détournement . Cela a été prouvé devant tous les conseillers y compris Ali Bâtè Condé lui-même » a déclaré le maire de la commune urbaine de Kouroussa.

Difficile pour l’heure de deviner l’épilogue de ce bras de fer entre le maire et ce conseiller qui affirme être soutenu par nombreux de ses collaborateurs.

Plus loin, il dénonce ce qu’il qualifie de « surtaxassions » des étalagistes et gérants de kiosques du marché alors que chaque mois « entre 30 et 40 millions disparaissent chaque mois sur les taxes de marché » et des « pots de vin payés au maire par les entrepreneurs chargés des chantiers de l’ANAFIC dans la cité » a renchéri Ali Bâtè Condé.

Nous y reviendrons.

Mamadi  CISSE correspondant régional ,Chef de bureau Haute-Guinée Tel : 622 15 75 26

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