Non à la remise en cause des acquis démocratiques au Sénégal (RADDHO)

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) est particulièrement préoccupée par la dégradation continue du climat politique et social marquée par la violence gratuite, la destruction de biens et de propriétés appartenant à des particuliers ou des étrangers et les arrestations massives notées au Sénégal depuis plusieurs jours. Cette situation fragilise nos institutions et hypothèque les acquis démocratiques arrachés de haute lutte.

L’arrestation hier de Ousmane SONKO leader du PASTEF pour trouble à l’ordre public et participation à un rassemblement non autorisé, alors qu’il était sur le chemin du tribunal pour répondre à la convocation du juge du 8ème cabinet est sans fondement et arbitraire.

La RADDHO s’indigne de la récurrence des arrestations nombreuses et ciblées qui s’assimilent parfois à des arrestations préventives en l’absence de charges sérieuses et contraires aux exigences de l’Etat de droit.

L’implication de nervis armés de gourdins collaborant avec les forces de l’ordre dans la répression des manifestations est inadmissible, de même que les attaques, à coup de lacrymogène, perpétrées sur des journalistes sur ordre du préfet de Dakar.

Elle regrette fortement que cette situation se passe dans un contexte difficile où les citoyens font face à la Covid 19, ce qui risque de compromettre tous les efforts déployés pour arrêter la progression de la pandémie.

Face à ces atteintes graves contre les droits fondamentaux, la RADDHO:

·         Condamne fortement cette remise en cause des droits et libertés notés depuis quelques temps ;

·         Dénonce les menaces et les attaques perpétrées contre les journalistes et les organes de presse ;

·         Rappelle aux autorités que la situation sanitaire actuelle n’est guère favorable à des arrestations et des détentions massives de personnes dans les lieux de privation de liberté ;

·         Exige la libération immédiate d’Ousmane SONKO et de toutes les personnes arrêtées sans charges évidentes ;

·         Invite les acteurs politiques, particulièrement le Président de la République à apaiser le climat de tension et de violence qui inscrit notre pays dans des lendemains incertains.

Le Secrétaire général

M. Sadikh NIASS.

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