Sidya Touré : « C’est dramatique de dire qu’il n’y a pas de détenus politiques en Guinée »

Lors du lancement du « Guinea Investment forum » le président de la république a abordé plusieurs sujets dont celui des droits de l’homme. Alpha Condé a indiqué qu’il n’y a pas de détenus politiques en Guinée.
Intervenant dans les « Grandes Gueules » de la radio Espace fm, l’ancien haut représentant du chef de l’État a avoué ne pas être étonné de la sortie d’Alpha Condé sur les détenus politiques. Sidya Touré soutient que c’est une négation de la réalité.
« Pour quelqu’un qui connaît Alpha Condé comme moi, cela ne m’étonne pas. C’est une négation de la réalité, c’est tout. Il a lui-même été détenu ici. On pourrait dire que ce n’était pas un détenu politique. Ce qui ne l’était pas d’ailleurs parce qu’on l’a arrêté à la frontière. C’est assez dommage parce que nous avons aujourd’hui de jeunes gens, des hommes politiques qui sont détenus dans des conditions exécrables » a souligné Sidya Touré, le président de l’UFR.
Poursuivant, l’ancien premier ministre dira que c’est dramatique de dire qu’il n’y a pas de détenus politiques en Guinée.
« C’est une aberration. C’est quelque chose de dramatique. De jeunes gens et des hommes politiques connus sont détenus en prison aujourd’hui, des personnages politiques de premier plan de la scène politique guinéenne. Vous les détenez en prison sur des bases qui ne sont pas correctes et aujourd’hui leurs avocats ne sont pas en mesure de les rencontrer. Certains sont malades, de jeunes gens sont déjà morts. On se demande vers quoi nous tendons. Est-ce que nous sommes entrain de revenir au système de parti unique, de pensées uniques disparus un peu partout dans le monde. C’est dramatique de dire cela à cette manière. Si vous n’avez pas détourné de l’argent et quelqu’un ne s’est pas plaint contre vous et que vous êtes arrêtés à cause de vos propos ou comportements, cela fait de vous un détenu politique » a ajouté Sidya Touré.
Pour rappel, des responsables de l’UFDG, sont incarcérés à la maison centrale de Conakry depuis le lendemain de l’élection présidentielle du 18 octobre.

Sadjo Bah

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