Si les Guinéens veulent, la Guinée serait le grenier de la sous-région en un temps record

Le développement d’un pays ne tombe pas du ciel et non plus d’un coup de baguette magique, mais un processus d’engagement animé d’une volonté patriotique des uns et des autres. Cette volonté de s’y mettre devient de facto le gage de tout développement.

Pour son premier mandat de la 4ème République, S.E Pr Alpha Condé, mise sur un nouvel élan dans la gestion de la chose publique; c’est pourquoi pendant sa campagne électorale, il disait aux guinéens que son nouveau mandat sera différent des précédents dans toutes les dimensions avec des slogans “prospérité partagée” ou encore “gouverner autrement”.

Et, suite à son discours programme prononcé le 30 janvier dernier édifiant le peuple de Guinée sur comment gouverner autrement, le Président de la République, SE Pr Alpha Condé, a décidé de lier l’acte à la parole en initiant lui-même des visites inopinées dans les différents départements ministériels pour exactement savoir l’effectivité de ses décisions  de gouverner autrement et celles du ministre de la fonction publique sur la ponctualité, l’assiduité et la régularité des fonctionnaires dans leurs bureaux. Les premières visites ont commencé le 1er février aux finances, budget et impôts; la deuxième journée de visites présidentielles dans les locaux des départements a eu lieu le mardi, 9 février aux ministères de la fonction publique, l’éducation nationale et de la justice; et ça se poursuit.

Ces déplacements du Président de la République ont leur juste valeur car, les guinéens pensaient déjà que son discours du 30 janvier n’était qu’un feu de paille, qui n’aura pas d’effet. Mais aujourd’hui ces visites surprises du Président dans les bureaux ont fait systématiquement changer les fonctionnaires de l’Etat dans leurs mauvaises habitudes que sont le retard, l’absentéisme, la lourdeur administrative, le rançonnement des citoyens dans le traitement de leurs dossiers et se retourner à heure voulue sans heure indiquée. Comme pour dire que “le guinéen n’a pas honte mais il a peur tout simplement”. Sinon c’est une honte pour un fonctionnaire de lui rappeler qu’il doit être à l’heure dans son bureau et être également productif.

Les premières conséquences de cette démarche du Président de la République sont visibles à présent, parce que les files d’embouteillages commencent déjà sur les axes routiers à partir de 5h du matin pour arriver au bureau. Ce qui n’était pas auparavant. Donc il faut que ces démarches du Président de la République soient pérennes, non seulement sévir les premiers cadres fautifs à la hauteur de leur forfaiture pour des exemples aux autres et continuer inopinément ces visites, car le guinéen n’a pas honte. On ne peut pas faire d’omelette sans casser d’œufs, autrement dit on ne peut vouloir du changement sans changer. Si en tout cas le Président veut “gouverner autrement” pour que la prospérité souhaitée soit partagée, alors c’est maintenant l’occasion ou jamais dans l’exercice de son nouveau sixtennat.

D’ores et déjà les bureaux sont occupés avant même 8h00, ce qui signifie que quand on veut, on peut. Yes we can! Comme disait Barack Obama. Si tous les guinéens s’y mettent à l’image du Président Alpha Condé, notre pays, la Guinée, serait, en un laps de temps, le grenier de la sous-région, parce qu’on a tout ici sauf la volonté.

Que l’énergie, la santé, la détermination soient avec le Président de la République et la volonté des guinéens à l’accompagner dans sa ferme conviction de faire de la Guinée, avant 2026, un pays émergent envié par les autres pays de la sous-région.

Ibrahima Kallo, juriste spécialiste en relations internationales

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