Guinée : Johanna Barry du COMIGUI a-t-elle raison de Crier si fort… ?

L’élection Miss est une activité qui se déroule partout dans le monde. Pour la petite histoire c’est au milieu des années 80 que la Guinée a connu l’organisation pour le choix de la plus belle fille guinéenne. Et peu après elle sera interdite par le pouvoir d’alors. C’est dernières années, l’élection miss a refait surface avec une structure dénommée COMIGUI qui appartiendrait à la chanteuse Johanna Barry.

Cette élection miss guinée aussi intéressante soit elle doit cependant tenir compte de nos mœurs et de nos coutumes. Or les souvenirs sont encore frais dans la mémoire des guinéens à cause de l’attentat à la pudeur que malheureusement Johanna Barry a provoqué en 2017. Cela a été une véritable honte nationale car ce qui s’était passé ce jour est contraire à nos valeurs morales.

Le premier ministre, chef du gouvernement choqué, le peuple dans la honte, les invités désemparés….voir image du jour..

Cet égarement découlait du simple fait que le département de la culture qui doit contrôler et censurer les activités n’était pas en relation avec cette fameuse COMIGUI.

Des voix s’étaient élevées pour condamner l’acte et la désinvolture de ses organisateurs. Choqué, le ministre d’alors Siaka Barry a suspendu le COMIGUI de toute activité y afférente.

Certains souhaitaient même de mettre un terme à cette activité. Mais puisqu’il existait un contrat entre le Ministère de la culture et COMIGUI, cette structure a continué donc ses activités en organisant d’autres campagnes d’élection miss guinée. Le contrat n’est pas un contrat à vie, il a une durée. Quand cette durée expire, il y a lieu de la renouveler malheureusement, toutes les notifications faites dont Actuguinee.org détient copie à l’attention de Johanna Barry sont restées sans suite. Jamais elle n’a daigné répondre aux correspondances.

 Mieux elle a été invitée à venir au département en dépit de son refus obstiné pour échanger avec les cadres autour de son contrat et des nouvelles dispositions à entreprendre. Là encore, la concertation n’a pas abouti car au lieu de procéder au renouvellement de son contrat, elle s’est vue victime et de crier qu’on veut lui déposséder de la COMIGUI. Personne n’a cette intention seulement, quand un contrat arrive à terme, il faut absolument le renouveler et c’est ce que Johanna Barry ne veut pas accepter.  Absolument il faut deux cadres à titre de conseils du département de la culture pour travailler de connivence avec la COMIGUI, elle ne veut pas non plus de cela.

C’est à la suite de cette mésentente que le département a lancé un appel à candidature ce qui a poussé Johanna Barry à se mettre dans tous ses états. Cette activité relève absolument des prérogatives du département de la culture, la COMIGUI n’est que partenaire pour l’organisation de Miss guinée, elle n’en a pas le monopole. C’est ce que Johanna Barry doit comprendre au lieu de noyer la vérité à travers une victimisation qu’elle s’offre absurdement.

Si Johanna Barry ne veut pas renouveler son contrat, si elle ne veut pas non plus accepter la présence d’au moins deux cadres du département comme conseils, l’appel à candidature du département sera la solution au problème. Il ne sera plus question de laisser la COMIGUI agir en cavalier seul pour éviter de nuire à nos valeurs morales comme ce fut le cas en 2016. Elle a désormais le choix de se soumettre aux principes légaux ou de vouloir faire le show dans l’illégalité.

Mamadou Alpha Diallo animateur culturel pour Actuguinee.org

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