L’opposante Mme Marie Madeleine Dioubaté trempée dans une affaire de Gros Diamant « ramassé » et « volé » à Paris

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Selon le site d’informations Guinéematin, le procès pour le détournement d’un diamant d’une valeur de 46 millions d’euros dans lequel est impliquée l’opposante Marie-Madeleine Dioubaté s’est ouvert lundi 11 janvier 2020 au Tribunal de première instance de Dixinn. Au cours de l’audience de ce jour, l’avocat de la victime a demandé à la juridiction de décerner un mandat d’arrêt contre l’opposante guinéenne qui vit en France, mais son appel n’a pas eu de suite favorable, rapporte le journal en ligne.

L’affaire, explique le site guinéen, remonte à mai 2019, lorsque la plaignante, Djénabou Diallo, est allée rencontrer le prévenu Algassimou Diallo, vigile de profession chez Diallo Sadakadji [richissime homme d’affaires guinéen] pour lui faire part de sa trouvaille. Détenu depuis le 10 juin 2020 à la Maison centrale de Conakry, le prévenu qui a comparu à la barre hier a nié toute implication dans cette histoire de détournement.

« Je suis vigile chez Diallo Sadakadji. Et, c’est à mon lieu de travail que madame Djénabou Diallo (la plaignante, ndlr) est venue me trouver pour me dire qu’elle a ramassé quelque chose mais qu’elle ne connaît pas de quoi s’agit-il. Elle m’a dit finalement que c’est un diamant. Je lui ai répondu que je ne connaissais pas les affaires liées aux diamants. Je l’ai mise en rapport avec le démarcheur Mamadou Lamarana Diallo qui était à côté. Ils sont allés ensemble à Bamako. Peu après leur retour, le démarcheur Mamadou Lamarana Diallo a été interpellé et détenu à l’Eco18.

Quelques jours après, moi aussi, les agents m’ont mis aux arrêts. Ils m’ont envoyé à l’Eco18 où j’ai trouvé le démarcheur Mamadou Lamarana Diallo. Quelques minutes après mon arrivée, ils ont libéré le démarcheur et moi ils m’ont gardé pendant deux semaines, avant de me transférer à la maison centrale de Conakry. Aujourd’hui, je ne sais pas où se trouve Mamadou Lamarana. Pourtant, je n’ai même pas vu ce diamant dont on parle. Je n’ai pas été à Bamako pour participer à la vente. Et je n’avais aucune commission dans cette affaire », s’est-il défendu, cité par Guinéematin.

Une version aussitôt démentie par la plaignante qui soutient que le prévenu a collaboré avec le démarcheur Lamarana, l’opposante Marie Madeleine et la sœur de cette dernière pour détourner sa pierre précieuse.

« J’ai ramassé ce diamant au bord de la mer. Je ne savais pas que c’était un diamant. La première personne à qui je l’ai montré, c’est Algassimou Diallo. C’est lui qui m’a dit que c’était un diamant. Directement, je lui ai dit d’aller voir Diallo Sadakadji pour qu’il l’achète, mais il m’a découragée. Il m’a dit que si on donne ce diamant à Diallo Sadakadji, c’est seulement une villa et un véhicule qu’il va me donner. Il m’a dit de patienter, il va me chercher un démarcheur qui connaît les diamants. C’est ainsi qu’il m’a présenté 5 personnes, dont le démarcheur Mamadou Lamarana Diallo. Ce dernier m’a dit qu’il va contacter ses collaborateurs pour pouvoir vendre le diamant. C’est ainsi qu’il a contacté sa collaboratrice Marie Madeleine Dioubaté, qui est en France. Cette dame a envoyé 350 euros pour nous permettre d’acheminer le diamant à Bamako et le remettre à sa sœur Martine Dioubaté. Par voie terrestre, je suis allée à Bamako avec Mamadou Lamarana. Quand on est arrivés là-bas, la petite sœur de Marie Madeleine Dioubaté nous a reçus, on lui a remis le diamant. Elle a pris la permission là où elle travaille pour envoyer le diamant en France. Nous aussi, nous sommes revenus en Guinée pour l’attendre. A notre retour à Conakry, Mamadou Lamarana m’a informé que Marie Madeleine Dioubaté a reçu la pierre. Il a dit qu’elle a même rencontré deux clients, le premier a proposé 35 millions de dollars et le second 46 millions de dollars. Mais, quelques jours après, Lamarana vient me dire que Madeleine Dioubaté a été attaquée en France par un groupe de bandits qui lui ont retiré le diamant. Donc, Algassimou Diallo a collaboré avec Mamadou Lamarana Diallo, Martine Dioubaté et Madeleine Dioubaté pour détourner mon diamant », a-t-elle conclu.

Pour mieux éclairer cette affaire, Me Amadou Oury Diallo, avocat de la plaignante, a demandé au tribunal de décerner un mandat d’arrêt international contre Mamadou Lamarana Diallo, Marie Madeleine Dioubaté et sa sœur Martine Dioubaté pour qu’ils comparaissent à la barre, narre Guinéematin. Mais, précise le journal, cette demande n’a été que partiellement prise en compte par le juge Aboubacar Mafering Camara, qui a décerné un mandat d’arrêt uniquement contre Mamadou Lamarara Diallo. Il ne s’est pas prononcé sur le cas de l’opposante Marie Madeleine Dioubaté et sa sœur Martine.

En mai 2019, Marie-Madeleine Dioubaté avait déposé une plainte à Paris pour vol d’un diamant d’une valeur de 45 millions d’euros. Elle avait accusé deux hommes d’avoir subtilisé le vrai diamant et de l’avoir remplacé par une pâle copie. Mais pour madame Djénabou Diallo, cela n’était qu’une simple manœuvre visant à détourner sa pierre précieuse, écrit Guinéematin.

Toutes nos sollicitations pour joindre l’opposante via son chargé de communication pour sa version des faits n’ont pas encore abouti.

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