Kankan : Le gouverneur Sadou Keïta lance le concours de recrutement des futurs élèves d’ERAM et des écoles de santé privée

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331 candidats dont 93 filles abordent depuis samedi 9 janvier, les épreuves du concours de recrutement pour les écoles techniques et professionnelles de la région administrative de Kankan.La cérémonie de lancement a été présidée par le gouverneur Sadou Keïta entouré de cadres régionaux et préfectoraux du système d’enseignement technique et professionnel.

Un candidat pour un table-banc, le lavage des mains et le port de masques bucconasaux (Bavettes), les consignes ont été très strictes ce matin à l’ENI (l’école nationale des instituteurs), lieu dudit examen pour je cite, prévenir la propagation de la maladie de coronavirus.

Il s’agit en effet de deux catégories de candidats : l’une sollicitant être retenue parmi les recrues de la première promotion de l’école Régionale d’Arts et Métiers (ERAM ) récemment construite à Siguiri et équipée de matériels ultra-modernes. L’autre catégorie concerne les candidats sollicitant être dans les écoles de santé privée. Ces derniers sont venus affronter la 2ème session de leur concours de recrutement.

Peu avant de lancer la toute première épreuve, Sadou Keïta a prodigué d’utiles et sages conseils devant des candidats d’une des salles. Devant la presse, chiffres à l’appui, il a déploré l’inadéquation  entre la formation et le marché de l’emploi en Guinée.

«  Notre pays souffre d’une maladie extrêmement grave : c’est la disproportion entre formation et emploi. Ce qui fait dire que le régime ( d’Alpha Condé ndlr ) a pris un héritage très lourd. Dans un pays en développement, la proportion en matière de formation, c’est un cadre supérieur pour cinq cadres moyens. Autrement dit,il faut un concepteur et des exécutants mais il a été constaté jusqu’en 2010 que cette proportion est complètement ratée. Nous, en Guinée, c’est 20 cadres supérieurs pour un cadre moyen », a affirmé le gouverneur de Kankan.

Raison pour laquelle, il exhorte la jeunesse guinéenne à s’adonner davantage à la formation professionnelle.

De Kankan, Mamadi CISSE, correspondant régional

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