Un commentaire sur le communiqué de l’UFR : S’opposer autrement ou le nouveau paradigme de la société politique guinéenne

Depuis la dernière élection présidentielle, le président de la république a fait du slogan “Gouverner autrement” le marqueur politique de sa nouvelle mandature. Selon sa propre définition de ce concept, c’est rompre avec la mauvaise gestion au service d’une classe de privilégiés et se mettre au service des populations notamment les plus défavorisées en s’engageant sur le chemin du partage de la prospérité, clame-t-il.

Si ce nouveau concept de gouvernance doit s’appliquer à l’Etat et toutes ses ramifications pour une gouvernance vertueuse, je rajouterais qu’à côté de cela, nous aurions besoin d’une société politique qui s’approprie le concept pour aboutir à un environnement politique qui soit favorable à l’investissement et au développement socio-économique tant souhaités par les guinéens.

Le communiqué de la direction nationale de l’Union des forces républicaines (UFR) qui dit prendre acte de la situation politique nouvelle, née du passage à la IVe République, marque ainsi le passage d’un slogan de gouvernement vers un paradigme politique.

En déclarant « s’engager pour la Guinée » le parti de  Sidya Touré tourne donc la page et met le cap vers une société politique dont le seul référentiel sera le dialogue entre les acteurs. Le Premier ministre Sidya rejoint ainsi le camp de ceux-là qui avaient fait le choix d’une décrispation politique en reconnaissant le président de la république et en participant à son investiture, je veux parler de Dr Ousmane Kaba, des dames Makalé (Traoré et Camara), de Faya Milimono, de Dr Doré. Ces hommes et femmes, comme le Premier ministre Sidya Touré, ont fait le choix de la Guinée. Une Guinée dont les acteurs politiques ont certes leurs contradictions politiques, comme dans toute démocratie, mais qui savent voir l’essentiel: le bien-être de la population guinéenne.

Espérons que cette sagesse de Sidya Touré et de son parti puisse guider les autres membres de l’opposition qui s’inscrivent encore dans une perspective de confrontation permanente. Ceci étant, le pouvoir doit aussi avoir le triomphalisme modeste  en évitant toute démarche qui saperait ce nouveau paradigme politique en vue. Il faut d’ailleurs condamner à ce propos la mésaventure réservée hier à l’aéroport au leader de l’UFDG Cellou Dalein Diallo qui n’est pas pour apaiser le climat politique. Tout citoyen qui n’est pas sous le coup d’une procédure judiciaire doit pouvoir être libre de ses mouvements.

La recherche d’un climat politique apaisé à défaut d’un consensus politique est fondamental pour le développement et pourque notre pays se modernise.

Alexandre Naïny BERETE depuis Nantes

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