Pourquoi la Russie et la Chine n’ont pas encore félicité Joe Biden

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Les dirigeants du monde entier se sont empressés de saluer la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle. Mais pas tous.

Par XALIMANEWS-

Ajoutant sa voix à celle de nombreuses figures internationales, le Dalaï-lama, chef spirituel tibétain, est la dernière personne en date à avoir félicité le démocrate Joe Biden pour sa victoire à l’élection présidentielle américaine.

Sur le coup de 19h, samedi, une fois le suspense de la Pennsylvanie levé, tout ce que le Monde compte de dirigeants a congratulé le président élu et sa colistière Kamala Harris. Même si, dimanche, le Premier ministre slovène aficionado de Donald Trump persistait à assurer que l’élection n’était « pas finie ».

Même le roi Salmane et le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, pourtant très proches de Donald Trump, ont « félicité » dimanche soir Joe Biden et Kamala Harris. À Téhéran, le président iranien Hassan Rohani a signé un communiqué laconique : « Le futur gouvernement américain a maintenant une occasion de se rattraper après les erreurs passées et de revenir sur la voie de l’adhésion aux engagements internationaux et au respect du droit international »…

Attente

Par contre en Russie et en Chine, les deux pays préfèrent attendrent un résultat officiel pour féliciter le vainqueur. Seul l’opposant russe, Alexeï Navalny a salué l’élection du Démocrate Joe Biden et de sa colistière Kamala Harris.

« Nous estimons qu’il est correct d’attendre les résultats officiels des élections qui ont eu lieu. Je veux rappeler que le président Poutine a plusieurs fois dit qu’il respectera le choix du peuple américain quel qu’il soit », a indiqué lundi aux journalistes le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Pareil à Pekin. « Nous avons pris note que M. Biden a déclaré être le vainqueur de l’élection », a dit devant la presse un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin. « À notre connaissance, le résultat de l’élection sera déterminé par les lois et les procédures en vigueur aux États-Unis », a-t-il ajouté, deux jours après la victoire du candidat démocrate, contestée par le président sortant Donald Trump.

Silence

Du côté du Brésil, le président est resté inhabituellement silencieux. Selon des confidences de ses conseillers, Jair Bolsonaro a vécu comme une défaite personnelle celle de Donald Trump, tant il s’est identifié à son modèle, rapporte Le Figaro.

Le Mexique s’est aussi abstenu de tout commentaire.

Le Soir

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