Violences postélectorales : 9 morts dont un policier, le ministère de la sécurité condamne “une stratégie du chaos”

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Dans les journées du 19 au 21 Octobre 2020, suite à la proclamation de la prétendue victoire du leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG)Mamadou Cellou Dalein DIALLO à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020, les militants dudit parti ont envahi les chaussées dans quelques quartiers de la commune de Ratoma à Conakry empêchant toute circulation ; érigeant des barricades et proférant par endroits des menaces et injures à l’encontre des citoyens qui vaquaient librement à leurs activités.

À Conakry sur la route « Leprince », de Hamdallaye à la T5, de Wanindara en passant par les ronds-points de Bambéto, Cosa et Enco5, de multiples agressions sur des paisibles citoyens ont été enregistrées ainsi que l’érection de barricades, de pneus brulés, de troncs d’arbres, des blocs de pierres et autres dalles pour empêcher les services de sécurité d’accomplir leurs missions régaliennes de protection des personnes et des biens sur la dorsale jusque tard la nuit. Nous avons relevé des tirs au calibre 12, notamment dans les quartiers de Sonfonia, Baïlobaya et Cimenterie. Le PA de Niariwada a été incendié.

Dans les préfectures de l’Intérieur, notamment à Kissidougou et à Coyah, des incidents ont été enregistrés entre militants de l’UFDG et ceux d’autres formations politiques, notamment du RPG Arc en ciel. Des tirs au calibre 12 ont été entendus dans le quartier Sogbè. Après l’intervention de forces de l’ordre, le calme est revenu. Cependant, le matin du 21 octobre, les affrontements entre militants ont repris par endroits.

À Coyah, des militants se réclamant de l’UFDG ont attaqué le domicile du Chef de quartier de Friguiadi, saccagé et pillé le Poste de Police avant d’être dispersés par les services de sécurité. Un véhicule de la CMIS de Coyah a essuyé des tirs d’armes à feu dans le même quartier.

Plus grave, des attaques ciblées contre des concessions sont constatées à l’intérieur du pays, dans les quartiers de la haute banlieue de Conakry ainsi que contre les sièges des partis de la mouvance présidentielle et les domiciles des militants de ces partis. A propos, le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation publiera la liste des faits.

Ces faits sont très malheureusement aggravés par des pertes en vies humaines.

Suite à ces incidents et affrontements, quatre corps de victimes d’armes à feu ont été déposés dans les morgues de l’Hôpital Donka et de Ignace Deen, un mort par arme blanche et deux autres par arme à feu calibre 12 ont été également enregistrés à Kissidougou. Un policier a été lynché a mort à Bambéto et un autre poignardé à la Cimenterie. Plusieurs autres ont été blessés. Ces agents, dépourvus d’armes létales, faisaient partie du dispositif mis en place pour enlever les barricades sur la route « Le Prince » et maintenir l’ordre. La Direction Centrale de la Police Judiciaire s’est immédiatement saisie de tous ces décès, ordonné des autopsies et ouvert des enquêtes. De nombreux citoyens ont été blessés et des dégâts matériels importants sont à déplorer.

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile condamne cette stratégie du chaos orchestrée pour remettre en cause le scrutin du 18 octobre dernier dont l’ensemble des observateurs et la communauté internationale ont salué l’organisation et la sécurisation.

En exécution de la Loi 09 du 4 juin 2015, portant maintien de l’ordre, il rassure l’opinion nationale et internationale, déjà témoin des faits, qu’il s’emploie de toute sa compétence régalienne pour mettre fin à ces actes de violence et de criminalité assorti de destruction de biens publics et privés.

Au nom du Gouvernement, le Ministère présente ses condoléances aux familles des victimes, souhaite un bon rétablissement aux blessés et exhorte les citoyens et citoyennes de Guinée de quelque bord politique que ce soit au calme et à la retenue.

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile

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