Présidentielle 2020 : Des journalistes outillés pour une élection transparente et apaisée.

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Sous l’initiative du système des nations unies et en partenariat avec la maison de la presse, près de 50 journalistes ont été outillé ce mardi 13 octobre, sur le projet d’appui aux médias guinéens pour une élection présidentielle transparente et apaisée.
L’objectif du projet est d’accompagner et encadrer les médias guinéens dans la couverture responsable du processus électoral, avant, pendant et après les élections.
Pour le président du conseil d’administration de la maison de la presse, la dite formation vient à point nommé dans la mesure où la campagne électorale est émaillée de violences à certains endroits du pays.
« Au moment où les premières violences du processus sont enregistrées, cette formation vient à point nommé pour affûter les armes des journalistes pour distiller des messages d’apaisement. Si les compétitions électorales sont des levels pour la démocratie, elles ne doivent en aucun cas mettre en péril la paix et l’unité nationale. La formation d’aujourd’hui n’est que la première étape d’une série d’activités organisée par la maison de la presse et le système des nations unies pour une élection apaisée. C’est ainsi que tous les types de médias seront impliqués soit dans la sensibilisation, soit dans la lutte contre la publication de fausses nouvelles. Il s’agit des radios privées par la diffusion d’émissions interactives plus contrôlées par les animateurs, des radios rurales, par la multidiffusion des messages de paix dans les langues du pays, des journaux, par la publication des bandeaux de paix, les sites d’informations et les réseaux sociaux, par la publication des bannières de paix, le hacking et la réplique aux fakenews par un monitoring à ces effets » a déclaré Amadou Tham Camara, le président du conseil d’administration de la maison de la presse.
Pour sa part, le coordinateur résident du système des nations unies a rappelé l’importance des médias dans les processus électoraux et plus particulièrement dans celui du 18 octobre. Il a invité les journalistes à éviter toutes manipulations et surtout de diffuser des discours à relents ethniques.
« Vous avez un rôle fondamentale à jouer, vous êtes le garant d’un droit fondamental, celui de l’information qu’il faut exercer en toute liberté et avec beaucoup de responsabilité.
Je lance un appel aux journalistes guinéens pour éviter toutes manipulations et un refus catégorique de transmettre des discours à relents ethniques et des messages haineux. C’est mon principal aujourd’hui. Je le crois extrêmement important. Et cela contribuera à des élections apaisées » a indiqué Vincent Martin, le coordinateur résident du système des nations unies.
Vincent Martin a par ailleurs réitéré l’engagement du système des nations unies à accompagner le gouvernement et les guinéens dans le processus électoral pour qu’il soit le plus transparent, équitable et apaisé.
Le président de la haute autorité de la communication (HAC) a souligné que dans le cadre du scrutin présidentiel, tous les arguments sont permis, tous les arguments sont possibles sauf ceux qui sont susceptibles de porter atteinte à l’unité et à la concorde des guinéens.
Boubacar Yacine Diallo a mis l’occasion à profit pour interpeller les journalistes à faire des travaux exemplaires. Pour lui, il est de la responsabilité des journalistes de veiller à ce que les citoyens dorment dans la joie et qu’ils se réveillent dans la paix.
Dix recommandations sur le comportement du journaliste en période électorale ont sanctionné la fin de l’atelier, parmi lesquels l’intégrité, l’impartialité, la responsabilité, entre autres.

Sadjo Bah pour Actuguinee.org

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