Le maire de Kolaboui en colère noire : “La population ne sait plus où mener la tête sur notre propre raison”

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Revenant sur les incidents malheureux survenus à Kolaboui, le maire de la dite localité n’y va pas mains mortes pour accuser les forces de l’ordre.

Suivez ci-dessous sa réaction après les événements malheureux
« Déjà, la population avait écrit à l’autorité locale lui demandant de prendre toutes les dispositions utiles pour la réparation de ces groupes électrogènes sur un délai moratoire de 72 heures. A notre tour, nous avons informé l’ANAIM qui ne s’est pas manifestée pendant les 72 heures. C’est ainsi que les enfants sont sortis pour faire la marche et les forces de l’ordre sont venues les interrompre. C’est ce qui a, encore donné beaucoup de dégâts lors de la 1ère grève.»

« On a encore donné dix (10) jours. A Boké, le gouverneur nous a très bien accueillis et a dit la vérité. Mais, toutes les erreurs retombent sur l’ANAIM qui doit prendre ses dispositions. Depuis ce jour, l’ANAIM nous a appelés (moi et le sous-préfet), un mercredi à Boké en nous rassurant qu’ils ont déjà quitté Boké pour Conakry pour nous envoyer les matériels. Mais, Jusqu’à maintenant, rien n’a signalé (R.A.S).

C’est ainsi qu’hier mardi, c’était le 5ème jour de la dernière intervention des jeunes qui ont de nouveau, donné 5 jours au-delà desquels, ils vont répliquer. C’est ce qui fait qu’hier, les enfants ont barricadé et les forces de l’ordre sont venues. Combien de pickups sont venues pour lutter contre la communauté de Kolaboui sur notre propre raison ? S’interroge le maire avant de poursuivre:

«Voilà les évènements qui se sont déroulés d’hier à aujourd’hui à Kolaboui. A l’heure où je vous parle, même le marché hebdomadaire est empêché par les policiers de Kolaboui, de Boké, Kamsar, Conakry et des différentes préfectures.

La population ne sait plus où mener la tête sur notre propre raison. Nous demandons notre droit, maintenant, ils sont venus pour nous tuer. Moi qui vous parle, je suis victime »

Par Abdoulaye Keita

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