Dubréka : Elle accouche d’un bébé sans anus, son mari l’abandonne

0 101

Naissance d’un bébé ano-rectale « sans anus », avec « un bec de lièvre. Le papa du bébé aurait  ordonné de mettre fin aux jours du nouveau né arguant que c’est un diable. L’acte s’est passé à Tanènè dans la préfecture de Dubréka. Le nourrisson a subi une intervention chirurgicale pour ouvrir un canal d’évacuation des déchets. Selon le médecin traitant, il doit subir cinq autres opérations pour survivre ce qui nécessite une évacuation. L’une de nos équipes a tendu son micro à cette mère et ses proches ce mardi 22 septembre 2020.

C’est un bébé d’un mois et deux semaines. Il n’est jusque-là pas baptisé   par son père à cause de son état peu ordinaire. Il aurait renié ce bébé, en reprochant à sa femme d’avoir donné naissance à un diable.  Dans les bras de sa mère, le nouveau-né lutte pour sa survie. La douleur et l’impuissance de sa mère sont perceptibles. Kadiatou Bangoura a passé les neuf mois de grossesses sans consulter un médecin. « Quand j’étais en état de famille, je n’ai jamais été à l’hôpital parce que je n’avais pas d’argent. Pendant toute ma grossesse je tombais souvent malade. Quand j’ai accouché mon mari a dit qu’il ne veut pas de l’enfant, pour lui, c’est un diable ».

Désespéré, Lansana Abou Bangoura, l’oncle du bébé malformé, dit avoir tout dépensé pour la prise en charge de son neveu. Le père du nouveau né a rejeté l’enfant dès sa naissance estimant que c’était « un diable », regrette-t-il. Il est dépassé par l’attitude de Ibrahima Camara, son beau-frère. « Le père n’a pas voulu de l’enfant, il a voulu même l’éliminer. Nous lançons donc un appel à toutes les bonnes volontés de nous venir en aide ».

Juste après sa naissance, il a subi une première intervention chirurgicale au ventre grâce à l’aide d’une ONG. Il peut désormais évacuer les selles cependant, il n’est pas encore tiré d’affaires. « La nuit, le bébé pleure beaucoup. Le vent ne doit pas lui taper. Il faut vite lui nettoyer et lui mettre dans des habits secs. Le bébé est faible. Nous demandons l’aide de l’Etat pour la survie de l’enfant ».

Selon le médecin traitant, le bébé doit subir cinq autres opérations pour survivre. Ce qui nécessite une évacuation sanitaire.

La famille se dit épuisée financièrement et demande l’aide de l’Etat et des personnes volontés.

Fatoumata Condé in espacefm

Laisser un commentaire