Bah Oury révèle : « Alpha Condé m’a demandé de soutenir le 3ème mandat »

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Après l’adoption et la promulgation de la nouvelle constitution, le président de la république s’apprête à briguer un mandat de plus à la tête de la Guinée.
Invité des « Grandes Gueules » de la radio Espace fm, le président de l’Union des démocrates pour la renaissance de la Guinée (UDRG) a révélé que le président de la république ait sollicité son soutien pour le troisième mandat. Le chef de l’État l’avait suggéré un poste ministériel.
« Le président de la république m’a demandé de soutenir son projet de troisième mandat. Je l’ai répondu s’il n’y avait pas d’autres alternatives au troisième mandat » a lancé Bah Oury avant de poursuivre sur le poste ministériel qui l’a été proposé : « A un moment donné, c’est lui-même (parlant d’Alpha Condé) qui l’a suggéré. Mais, j’ai préféré décliner et le contexte aussi m’a permis de dire Alhamdoullilah ( Dieu merci).
Par ailleurs, l’ancien ministre de la réconciliation nationale reconnait avoir été l’objet de manipulation du pouvoir en place.
« J’ai entendu beaucoup de choses. J’ai entendu que Bah Oury a reçu 200 mille euros pour venir casser le fouta, casser l’UFDG, j’ai vu que j’ai été agressé, tentative d’assassinat mais jusqu’à présent, rien n’est éclairci par rapport à ça. Je dis dans une certaines mesures que peut-être, certains voulaient m’utiliser dans leur propre logique. Mais ce que j’ai fait, je l’ai fait en âme et conscience pour l’intérêt de mon pays. Je suis pour la décrispation, je suis pour un discours politique apaisé, je suis pour une voie constructive. Dieu m’a aidé à ne pas tomber dans la manipulation. Pour certains, Bah Oury devait servir pas tout à fait de fusible mais lorsqu’il y a deux partenaires qui sont en connivence, de temps en temps, on envoie un grain de sable pour coincer la machine, exiger des contreparties de part et d’autres mais le grain de sable dans cette affaire n’est qu’un élément marginal. Heureusement que je ne suis pas tombé dans cette logique là. J’ai été clair et net. Je suis pour un climat politique transparent, paisible, que les divergences s’expriment dans le respect de tous sans rentrer dans les critères d’ordre ethnique et autres » a indiqué Bah Oury, le président de l’UDRG
Et d’ajouter que : « (…) certains ont voulu se servir de moi parce qu’à un moment donné, il y avait une certaines attitudes et à partir du moment où j’ai dit que je ne suis pas d’accord avec la façon de faire, je me suis retrouvé complètement mis de côté. Dans la logique politique actuelle, certains voulaient un changement constitutionnel et un 3ème mandat. Et j’ai été clair et net dès le départ »
Pour rappel, Bah Oury et l’UDRG ont décidé de ne pas prendre part à l’élection présidentielle du 18 octobre.

Sadjo Bah pour Actuguinee.org

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