Siguiri: La Direction Communale de la Jeunesse dévoile de nouvelles stratégies pour le maintien de la quiétude sociale dans la cité

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La ville cosmopolite de Siguiri est en proie à de troubles sociaux ces derniers temps. Le Directeur Communal de la Jeunesse veut prendre le taureau par ses cornes histoire de prévenir tout risque de débordement en cette période qui coïncide avec la campagne pour les élections présidentielles fixées pour le 18 octobre prochain.

Période hautement sensible, donc susceptible de compromettre la cohésion au sein de la couche juvénile vue comme la pièce maîtresse des mouvements de soutien et de protestation.

Pour y parvenir ,Aboubacar Diawara alias ”Koloden” mise sur un plan à trois dimensions, axé sur les jeunes des 16 quartiers que compte la ville de Siguiri:<< Je voudrais que les jeunes respectent les structures légales de la ville. Quand il y a

un problème dans le quartier, qu’ils s’adressent au chef de quartier avant d’agir. Le chef de quartier doit appeler à son tour ,son président de la jeunesse pour lui expliquer le problème. Si celui-ci ne trouve pas de solution, il appellera le directeur communal de la jeunesse. Ce dernier aussi va rendre compte au directeur préfectoral de la jeunesse qui, à son tour, mettra le problème sur la table des autorités compétentes>>, a-t-il recommandé car ,selon toujours le DCJ de la commune urbaine de Siguiri,<<c’est seulement autour de la table qu’on peut gagner tout et non la rue qui ne solutionne rien>>.

-Cette démarche n’est-elle pas un agenda caché visant les opposants au régime d’Alpha Condé ?

Pas du tout, cette démarche n’a aucun caractère visant un camp politique. Je gère les jeunes de tous bords et au même pied d’égalité, a-t-il répliqué.

L’autre démarche qu’Aboubacar Diawara préconise pour le maintien de la quiétude en milieu juvénile, c’est bien la formation à l’intention des jeunes sur l’entrepreneuriat suivi de l’offre d’activités génératrices de revenus :<< Si vous voyez qu’il ya beaucoup de conflits, cela est dû au manque de travail. Les jeunes sont aux cafés et aux grins pour ne parler que de la politique alors que s’ils étaient occupés au travail , il n’y aurait pas de pagaille à travers la ville>>, a conclu Aboubacar Diawara, au cours d’un entretien exclusif qu’il accordé à notre correspondant régional.

De Siguiri ,Mamadi CISSE. Correspondant Régional

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