Guinée / HAC : une mission mal accomplie !

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Si la Haute Autorité de la Communication (HAC) a pour mission le contrôle de la communication publique dans les médias, il faut noter que cette mission régalienne semble peu ou mal accomplie. Puisque des propos malveillants sont souvent diffusés sur les antennes de ces médias de proximité. Surtout des images choquantes, celles qui n’ont rien à envier aux films porno, sont projetées sur les petits écrans des télévisions privées sans qu’il n’ya la moindre convocation à plus forte raison sanction contre les responsables de ces médiums.

Alors que la communication n’est pas seulement celle de l’oral. Analogique ou digitale, ascendante ou descendante, croisée ou multidirectionnelle, elle doit être éducative, culturelle, informative en un ou en deux mots citoyenne. Et lorsqu’elle franchit le seuil des barrières de l’éducation ou de la civilisation, les services compétents en la matière, tels la HAC, les ONG de défense des droits humains, le monitoring des TV privées, le procureur de la république et même le citoyen lambda devraient s’autosaisir contre de telles pratiques. Car, l’ atteinte à l’honneur et à la dignité est concernée. Et les droits inaliénables sont systématiquement violés. Pour preuve, toutes ou presque les chaines privées de télévision guinéenne constituent des illustrations éloquentes en matière de projection de ces images pornos.

Des images de nudité absolue d’artistes filles ou garçons, se disant moralisateurs par excellence de la société que l’on doit vaille que vaille imiter, s’exposent délibérément sur les petits écrans comme de vulgaires types aux regards des mineurs dont l’âge ne permet pas de fixer de telles images. Si elles étaient au moins projetées sur internet, l’on pouvait comprendre.

Mais le constat amer que l’opinion publique se fait de la HAC, est son service monitoring est mort-né depuis l’écartement des spécialistes. Et qu’elle-même ne représente plus rien au regard des auteurs de manquements aux lois de la république. Puisque les convocations sont souvent marchandées par ces éventuels auteurs d’infractions qui confondent, eux-aussi, délit de presse et délit par voie de presse et leur dépénalisation partielle. Et surtout, depuis que le mandat de l’équipe dirigeante dont la gestion a été catastrophique, est arrivé à expiration. C’est pourquoi, la correction de la délinquance des enfants doit demeurer le quotidien des parents. Si au moins ces derniers en prennent acte.

C’est dire que l’on appréciera à sa juste valeur une revue systématique des lois organiques L002 sur la liberté de la presse et L003 sur la composition et le fonctionnement de la HAC. Pour que les propos et les images qui seront respectivement prononcés ou projetées sur les écrans des télévisions ou des médias privés guinéens reflètent au moins à notre culture et à nos mœurs.

A défaut, l’on peut toujours croire sans le risque de se tromper que les médias guinéens n’ont rien à envier à la ‘’Radio Milles Collines’’ qui a provoqué la guerre fratricide au Rwanda. Et si ce serait le cas, disons alors qu’il y a feu en la demeure.

Abbas Aziz

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