Guinée/ Le ministère du Plan vers un déclin!! : Cas du mépris avéré ou cas avéré d’un mépris notoire des cadres guinéens..

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Le gouvernement guinéen s’est résolument engagé à relever le défi du développement à travers la création d’un Ministère chargé du développement économique.

Des actions ont été posées dans ce cadre notamment, le PNDES 2016-2020 et la stratégie Nationale de lutte contre la Covid19 en préparation. Un tel travail exige absolument la participation des cadres nationaux pour non seulement les permettre d’avoir une vue exhaustive sur les problèmes économiques nationaux, mais aussi acquérir de l’expérience dans leur domaine. C’est justement en mettant à l’épreuve qu’un chef de département pourra connaitre chacun de ses cadres pour mettre en exergue leurs besoins de formation.

Malheureusement au Ministère du Plan les choses se passent autrement. La politique envisagée par Madame la Ministre Mama Kanny Diallo, n’est pas favorable aux cadres de son département. Au lieu qu’ils ne participent pleinement à cet effort de développement national, ils se voient aujourd’hui marginalisés et écartés complètement de leur travail. Aujourd’hui dans ce département, les consultants étrangers sont préférés aux cadres des Directions régaliennes nommés pourtant par décret présidentiel.

Un consultant doit pouvoir travailler de connivence avec les cadres nationaux ce qui les permettrait de corriger leurs insuffisances pour se perfectionner. Paradoxalement ces derniers évoluent en dehors des cadres et rendent directement compte au chef du département.

Les Directions techniques de ce Ministère sont de nos jours exclues de toutes les activités techniques ou administratives. Si cette situation perdurait, cela signifierait la compromission de l’efficacité de ces agents de l’Etat. Ce désapprentissage au sein des Directions techniques peut aboutir facilement à leur mort silencieuse.

En guise d’illustration, le Département compte environ une dizaine de consultants, qui sont tous rattachés à son Cabinet et non aux Directions Nationales.

A la communication, au lieu de Sieur Soumah dûment nommé à ce poste, la Ministre a préféré un ancien journaliste et présentateur de la télévision nationale, Ahmed Barry.

Au niveau de la Direction nationale du plan et de la prospective, un consultant de nationalité burkinabé est recruté à ce niveau. Dans les conditions normales, ce consultant doit intimement travailler  avec la direction nationale du plan qui a la charge du cadrage macroéconomique, et des analyses y relatives.

Au niveau de la Direction des investissements : On recrute un consultant nommé Moustapha Gouidri de nationalité Tunisienne, qui a séjourné en Guinée près de 20 ans dont un terme a été mis à son contrat avec l’état par l’actuel président lui-même. Madame la Ministre n’a trouvé mieux que de faire revenir ce même consultant qui auparavant avait prouvé ses limites pour lui confier les questions de gestions, de mobilisation des investissements publics, et cela est confirmé par plusieurs sources concordantes.

Un autre consultant de nationalité béninoise, Sylvain Degbee, qu’elle prénomme Conseiller stratégique, est aussi recruté depuis 2016 au temps du ministère du plan et coopération. En réalité ce conseiller stratégique de Kanny Diallo a phagocyté les autres conseillers nommés par  décret du Président de la République. En d’autres termes , ce Mr nommé conseiller stratégique de la ministre Mama kanny fait ombrage aux autres conseillers nommés par Décret du Président de la République

C’est ce qui fait qu’aujourd’hui les cadres nationaux sont envahis par un sentiment de frustration, ils trouvent goût dans le petit Bar café d’à côté que de s’asseoir dans un bureau pour ne rien faire.

Le cadre juridique qui gère le pays est foulé au sol. Et on s’en fout des conséquences.

Toute chose qui ne facilite guère la transmission de connaissances entre consultants et cadres locaux ou cadres nommés par décret du président de la république. Comme on peut s’attendre, ces consultants mettent toujours en œuvre la stratégie de dépendance pour une perpétuelle reconduction de leurs contrats.

A cette allure, les compétences locales vont s’éteindre et le jour où, la Ministre rendra le tablier, le nouveau Chef de Département devra s’attendre à son échec programmé.

Pour finir, on dira, et pourtant avec Madame Kanny, tout marchait alors que rien ne marchait. Ayons pitié de ce pays, en investissant dans les cadres locaux et faciliter le transfert de compétences. Kanny Diallo a une  méthode de gouvernance qui n’obéit à aucune orthodoxie administrative, en font foi  les exemples ci-dessus.

En parcourant certaines listes à notre portée, l’on découvre aisément que, les nominations selon des préférences ethniques sansl’implication des Directeurs Nationaux et Généraux. (On  communiquera la prochaine fois les listes, Direction par Direction);

Autre handicap et non des moindres, c’est la circulation des dossiers au ministère du plan qui ne respecte pas la hiérarchie administrative (Cas des consultants qui n’ont de compte à rendre qu’à la ministre et par mail en général.)

Autres situations lamentable et déplorable des conseillers : Principal, économique,juridique,chargé de mission,…qui sont sans bureau depuis leur nomination par décret en 2019. (Nous y reviendrons la prochaine fois). Les Directeurs sont complètement dépouillés de leurs prérogatives.

Si on y procède maintenant à l’audit institutionnel de ce département, http://Actuguinee.org jure qu’il révélera une gestion très opaque.

Enfin, les proches de madame,la ministre jouent au démarcheur auprès des entreprises, chefs de projets et autres fournisseurs. Ce ne sont pas les entreprises des routes et des bâtiments qui diront le contraire. La prochaine dépêche, nous donnerons des noms liés aux marchés négociés. A cette allure, il ne sera pas exagéré de dire que le Ministère du plan vit dans une dictature sans précédent. On dirait une République dans une République. La Ministre se place toujours en position de victime, on ne m’aime pas en raison du fait que je m’oppose aux tentatives de corruptions.

Pas totalement vrai! Heureusement le ridicule ne tue pas.  Le hic est que cette situation est connue de tous mais, personne ne veut faire arrêter la pratique.

On se plait à accuser le Président d’être le soutien de la Ministre. A un moment, il faut choisir entre le pays et les relations. Personne n’est indispensable. On comprend alors ce qui l’a opposé au Premier Ministre, cela devait permettre au Président de la République de tirer les leçons et l’éjecter de l’équipe gouvernementale, malgré son mea culpa.

Lire d’autres ici http://Actuguinee.org

Alpha Kèmôba Sidimé. pour http://Actuguinee.org

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