Éducation : Abdoulaye Sow de l’USTG révèle les dessous du dégel des salaires des enseignants grévistes du SLECG

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Comme nous vous l’annoncions dans une de nos dépêches, les enseignants grévistes affiliés au syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) sont entrés en possession de leurs salaires gelés depuis quelques mois.
Au lendemain du dégel des salaires, on en sait un peu plus clair sur les dessous du paiement des salaires des enseignants grévistes.
Selon Abdoulaye Sow, le secrétaire général de l’union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), le SLECG a abandonné sa principale revendication ( 8 millions comme salaire de base) compte tenu de la situation économique du pays confronté à une crise sanitaire sans précédent et a promis de reprendre les cours après le covid-19.
« Nous avons fait un travail préalable avec le SLECG. C’est en cela qu’il faut remercier le secrétaire général, Aboubacar Soumah et tous les membres du bureau exécutif du SLECG. Nous avons discuté et nous avons vu la nécessité de suspendre le mot d’ordre de grève. Avec une bonne lecture de la réalité, quand tu as un peu, tu peux abandonner. Le SLECG a compris cela et le mot d’ordre a été suspendu. Le SLECG a accepté de reprendre les cours après la covid-19. Ces éléments, ces ingrédients ont contribué à décrisper la situation et à conduit au dégel des salaires » a expliqué Abdoulaye Sow, secrétaire général de l’USTG.
Quant aux huit millions de francs guinéens comme salaire tant réclamés par le SLECG, Abdoulaye Sow indique que cette question n’est plus d’actualité.
« Lorsque le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah a fait la lecture de la réalité du contexte actuel, il a accepté de suspendre le mot d’ordre de grève et de voir autrement la situation désormais. Quand vous revendiquez, vous pouvez demander le ciel mais vous n’avez pas toujours le ciel. Si tu as quelque chose, tu prends et tu continues les revendications. Tu peux ne rien avoir. La situation peut te commander à abandonner et de continuer à défendre les droits des travailleurs. Les 8 millions ne sont qu’une demande. Mais aujourd’hui, on comprend que les 8 millions ne peuvent pas être obtenus compte tenu de la réalité de notre pays. On va changer de fusil d’épaule et continuer à revendiquer » a ajouté le secrétaire général de l’USTG, Abdoulaye Sow.
Avant le dégel des salaires des enseignants grévistes, le secrétaire général du SLECG avait déclaré la suspension du mot d’ordre de grève et de l’abandon des 8 millions Gnf comme salaire de base compte tenu de la crise sanitaire qui pourrait provoquer une crise économique.

Sadjo Bah pour Actuguinee.org

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