Guillaume Soro visé par un mandat d’arrêt international pour tentative de déstabilisation et de détournements, plusieurs de ses proches déjà aux arrêts

0 177

Ce n’est plus une évidence, le retour de Guillaume Soro en Côte d’Ivoire manqué ce lundi 23 décembre 2019. L’ex-président de l’Assemblée nationale va devoir séjourner à l’extérieur où il n’est, du reste, pas à l’abri d’un mandat international lancé contre lui. Guillaume Soro, qui a détourné son vol privé en direction d’Abidjan sur Accra, au Ghana, aura évité de peu de se faire arrêter une fois au sol à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouët. Il est accusé de tentative de déstabilisation et de détournement de fonds. « Ce lundi 23 décembre 2019, la Direction de surveillance du territoire (Dst) a informé le procureur de la République que M. Soro Kigbafori Guillaume, député à l’Assemblée nationale et ex-président de ladite institution, se trouvant à l’extérieur du pays depuis plusieurs mois, projetait d’attenter à l’autorité de l’Etat et à l’intégrité du territoire national », a déclaré sur les antennes de la télévision publique nationale (Rti) le procureur de la République, Adou Richard Kouamé.

Le chef du Parquet d’Abidjan a indiqué que les éléments à la disposition des services de renseignement, dont un enregistrement sonore, établissent clairement que le projet devait être mis en œuvre incessamment. Aussi, a-t-il ordonné l’interpellation et l’arrestation des mis en cause.

A ces faits, le procureur Richard Adou ajoute celui de « détournement », de « recel de deniers publics et blanchiment de capitaux portant sur la somme de 1,5 milliard de francs Cfa » pour lequel il a été saisi depuis le vendredi 20 décembre dernier par l’agent du Trésor contre des proches de l’ex-chef du Parlement ivoirien. Il s’agit de Cissé Mory, Koné Kamaraté Souleymane, N’guessan René et Guillaume Soro lui-même. Aussi, a-t-il ouvert une information judiciaire contre l’ex-président de l’Assemblée nationale et les autres mis en cause dont la société civile immobilière Sci Ebur. « Un mandat d’arrêt international a été requis contre M. Soro Kigbafori Guillaume et des mandat de dépôt contre les autres mis en cause ».

Adou Richard confirme également l’arrestation de 15 autres proches de l’ancien chef du Parlement ivoirien parmi lesquels des parlementaire, notamment le député de Fresco, Alain Michel Lobognon, « pour des dossiers complètement différents » des faits susmentionnés.

Guillaume Soro, faut-il le rappeler, a déclaré depuis l’Europe où il séjourne il y a plus de six mois, sa candidature pour l’élection présidentielle de 2020. Mais, avec ces procédures engagées contre ses proches et lui, ce rêve s’éloigne du président de Générations et peuples solidaires (Gps), qui va devoir poursuivre son séjour hors du pays en exil. Bien entendu dans un pays où il ne court pas le risque de se faire arrêter et rapatrier en Côte d’Ivoire. Un véritable coup de théâtre entre l’ancien chef de la rébellion ivoirienne et le régime dirigé par Alassane Ouattara, son ex-mentor.

Abidjan.net

Laisser un commentaire