Répression des forces de sécurité à Ratoma : Voici ce qu’en pense La Coordination Nationale des Foulbhés et Hâali-Poular de Guinée

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La  Coordination Nationale des Foulbhés et Hâali-Poular de Guinée est très indignée face aux déclarations que le Président de la République a tenues à Koba et dans le quotidien français le Monde.

Ci-dessous l’intégralité de ladite déclaration :

La  Coordination Nationale des Foulbhés et Hâali-Poular de Guinée est très indignée face aux déclarations que le Président de la République a tenues à Koba et dans le quotidien français le Monde.

Dans ces déclarations, le Président de la République dit que ce ne sont pas les forces de sécurité qui tuent les manifestants que « ce sont eux qui s’entretuent ».

Ce qui est regrettable dans ces propos, c’est qu’au moment où il les tient, 11 corps étaient dans les chambres froides à l’hôpital Ignace Deen. A ceux-ci s’ajoutent les victimes de Mamou et de Maréla.

Les exemples du comportement criminel des hommes en uniforme ne manquent pas. Mamadou Kalidou Diallo, 27 ans médecin stagiaire malade a été sauvagement abattu de trois balles dans la tête alors qu’il sortait de sa douche. Les faits sont têtus 120 jeunes guinéens sont froidement abattus par des hommes en uniformes. Personne ne peut nier cette vérité.

Tenez, des agents de la gendarmerie de Wanindara Rails se permettent d’arrêter trois sages de passage, les déshabillent dans la rue et les obligent à marcher nus. Ce qui est aussi révoltant, c’est cette sortie du Ministre de la Sécurité qui félicite les forces de sécurité pour leur professionnalisme, pour le compléter « leur professionnalisme » pour avoir tué à date 120 jeunes guinéens.

De 2010 jusqu’à hier lundi 04 Novembre 2019, le régime continue de massacrer les habitants de Ratoma. Le chiffre de cent vingt morts est une preuve irréfutable. N’est- ce pas là une action planifiée contre les habitants d’une zone déterminée?

Cette terre de Guinée, est arrosée par le sang et les larmes des innocents. Monsieur le Président, la vie humaine est sacrée. L’impunité encourage la récidive, c’est ce qui fait qu’au moment où parents et amis des jeunes tués sont venus les accompagnés dans leur dernière demeure, vos forces de sécurité se sont permises de tuer deux jeunes guinéens blessant d’autres, sans compter la destruction des engins roulants et jets des gaz lacrymogènes sur les personnes venues prier sur les dépouilles mortelles.

Les forces de sécurité sont entrées hier encore dans les domiciles à Bambéto et à Koloma violentées les populations. La CNFHPG, réitère sa demande de libération de tous les civils et militaires injustement arrêtés et emprisonnés dans les geôles du régime.

La prise en charge des blessés et l’indemnisation des victimes. L’arrestation et le jugement des auteurs, commanditaires et complices.

Monsieur le Président, en tant Premier Magistrat de ce Pays, garant de la sécurité de personnes et de leurs biens, vous voyez, toutes ces exactions, tous ces massacres, et vous ne prenez aucune disposition pour les arrêter, nous savons qu’on a plus aucun recours en Guinée. Cent vingt jeunes tués, aucune enquête n’est diligentée. C’est encourager les criminels à la récidive.

Ce régime en place tue nos enfants et si on décide de les enterrer, il envoie les forces de sécurité nous tuer. Ce qui est évident, ce qu’on en peut plus. Ainsi, nous prenons à témoin la Communauté Nationale et internationale sur le danger qui plane sur les Guinéens, particulièrement sur les habitants de Ratoma et demandons une Protection à l’organisation des Nations-Unies.  Monsieur le Président, nous, nous voulons la paix et la cohésion entre tous nos frères et sœurs de Guinée avec lesquels, nous partageons tout depuis toujours.

La CNFHPG, toujours soucieuse de la préservation de la paix de la justice, lance un vibrant appel au Président de la République, afin qu’il accepte d’être le Président de tous les guinéens, de respecter les dispositions pertinentes de la Constitution de 2010, afin d’assurer la stabilité du Pays.  Justice pour ces enfants de Guinée, où est la justice ?

Conakry, le 05 Novembre 2019

 Pour la CNFHPG, le Doyen des sages

 Elhadj  Ousmane  Fatako Baldé

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