Examens nationaux et Résultats catastrophiques : Le Syndicat National de l’Éducation fait des recommandations aux autorités…

0 111

Le Syndicat National de l’Éducation (SNE) a suivi avec une attention révoltante la proclamation des résultats des examens de fin d’année notamment le Certificat d’études Élémentaires (CEE),le Brevet d’études du Premier Cycle (BEPC) et le Baccalauréat unique session 2019.

Cette proclamation a fait naître un sentiment d’indignation nationale;de l’homme de la rue aux acteurs de la société civile en passant par ceux politiques,des parents et enseignants, tous dénoncent avec véhémence la déliquescence et l’evanescence de notre système éducatif qui,d’année en année,nous offre un spectacle de pessimisme débordant.

Alors,nous ne pouvons échapper à la responsabilité de demain en nous dérobant à celle d’aujourd’hui. Il convient de ce fait,de rappeler aux autorités de notre système éducatif que:<< l’évaluation d’un enseignement-apprentissage ne vise pas à s’enorgueillir d’un taux élevé d’échecs qu’on pourrait brandir comme un trophée de guerre pour justifier la rigueur qui aurait caractérisé la passation des épreuves, mais un moment déterminant pour savoir réellement si cet enseignement-apprentissage s’est déroulé dans les conditions pédagogiques optimales souhaitées et s’il y’a eu une assimilation progressive de ces notions enseignées.>> De ce point de vue,ce faible taux de réussite 44,46% au CEE,44,11au BEPC et 24,38% au Baccalauréat est symptomatique de l’échec de la politique éducative mise en place par notre gouvernement.Ainsi,si la responsabilité d’un enfant mal éduqué est imputable à ses parents, celle d’un élève est aussi imputable à l’État,au gouvernement, au MENA et aux enseignants sans oublier celle des parents d’élèves et amis de l’école.

Donc,le SNE porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que le faible taux de réussite aux différents examens s’expliquent a plusieurs raisons :

1-DE LA RESPONSABILITÉ DU GOUVERNEMENT: – le faible pourcentage du budget alloué à l’éducation (12 à 13%) comparativement à certains pays de la sous-region où il oscille entre 25 à 40%.

– La formation des formateurs negligée ou mal assurée. -le retard dans l’envoi du budget alloué aux structures déconcentrées en vue de les rendre opérationnelles. – La faible capacité d’accueil de nos institutions d’enseignement supérieur.Si les bacheliers ne sont plus orientés dans les universités privées, il faut alors rapidement construire des universités publiques dignes de nom.En le faisant, on éviterait la traversée de la méditerranée des milliers de jeunes guinéens.

2-DE LA RESPONSABILITÉ DES ENSEIGNANTS : – Aujourd’hui,les enseignants guinéens sont psychologiquement démotivés.Et la fonction sociale de l’éducation a été immolée sur l’autel des revendications corporatistes.Face à cet objectif non atteint, bon nombre font semblant d’enseigner.

3-DE LA RESPONSABILITÉ DES PARENTS D’ÉLÈVES : – de nos jours, les parents d’élèves ont dans leur écrasante majorité démissionné de leur responsabilité d’encadrement,de suivi des enfants à la maison et à l’école.Le seul souci pour eux est la recherche du quotidien dans une société où la cherté de la vie reste un dénominateur commun à tous.

4-DE LA RESPONSABILITÉ DES ÉLÈVES : – La prolifération de nouvelles technologies de l’information et de la communication surtout les réseaux sociaux sont en grande partie responsables de leur faible niveau .Si hier ou s’amusait à lire des romans, aujourd’hui on s’amuse à se connecter. Pour s’en convaincre, soumettez-les aux épreuves de dictée, de rédaction ou de dissertation et de rédaction d’une demande de stage.Nos apprenants estiment désormais que la triche est un droit.

5-DE LA RESPONSABILITÉ SYNDICALE : – de 2006 à nos jours,notre système éducatif est confronté à des grèves successives qui impactent négativement sur la qualité de l’enseignement-appentissage.La preuve, est est que les zones sérieusement affectées par les dernières grèves ont enregistré des faibles taux de réussite il s’agit notamment de faranah 12,66 , kouroussa 1,92 %, Mamou 7,92% et toute la région de Boké 15,42%.Sur ce,le SNE invite toutes les structures de l’éducation à la retenue et à leur responsabilité sociale celle de la défense des intérêts matériels et moraux des enseignants sans discrimination de régions ou d’appartenance politique car, l’école de la république est laïque et apolitique.S’il y’a beaucoup de lauréats dans une préfecture ou région,cela peut mieux s’expliquer que par les défaillances du système de contrôle (surveillants, délégués, administrateurs scolaires ) ou d’ailleurs même par les efforts fournis par certains élèves de ces localités qui viennent de toutes les régions de la Guinée et appartiennent à différences sensibilités politiques.

La preuve en est que kouroussa qui est la ville d’origine du président de la république, à eu le plus faible pourcentage (1,92%) et Mandiana la ville du ministre de l’éducation a eu 25,97%,ce qui est en dessous de la moyenne régionale de kankan (39,21%)

Pour preuve,les 20 premiers lauréats au baccalauréat unique admis dans la région de kankan sont en majorité originaire d’autres regions. Ce sont: Sciences expérimentales 1er -Francis konomou ,6ème-Aboubacar Diallo 22ème Niouma Evariste Tedouno SCIENCES SOCIALES 2ème-Fara Julien Tolno

Enfin,le SNE,le syndicat du renouveau et de l’espoir, recommande :

1-l’organisation des états généraux de l’éducation avec les vrais acteurs du système.

2-l’augmentation du budget alloué à l’éducation ( 35 %minimum ).

3-Augmenter et revoir les cadres mandatés pour accomplir la tâche de secrétaire

4-Multiplier par trois le nombre de correcteurs afin de permettre à chaque correcteur de corriger moins de copies avec lucidité

5-Reglementer et parfaire la centralisation par le choix des cadres plus expérimentés en la matière.

6-Prendre un temps suffisant pour contrôler les notes et sortir du fétichisme des dates(proclamer les résultats deux semaines après chaque examen).

7- La mise en place d’un office national du Baccalauréat (B.O.N). NB)Pour finir, le SNE, fidèle à ses objectifs, ne se rabaissera pas dans un débat ethnicite ou regionaliste mais oeuvrera pour la qualification de notre système éducatif.

Vive l’USTG Vive le SNE. Vive l’école guinéenne. Ensemble,nous pouvons.

Laisser un commentaire