Soudan : pourquoi Omar el-Béchir échappe-t-il toujours à la justice internationale ?

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Il y a un mois, jour pour jour, Omar el-Béchir était destitué par l’armée après avoir dirigé le Soudan d’une main de fer durant 30 ans. Depuis, des incertitudes demeurent quant au sort de l’ex-président, visé par deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).

« Omar el-Béchir et d’autres personnes de ce type se sont cachés derrière l’argument voulant que les chefs d’État en exercice ne puissent pas être poursuivis, même pour les crimes les plus graves », estime Richard Dicker, directeur du programme de justice internationale de Human Rights Watch (HRW). « Eh bien, le peuple soudanais a retiré cet argument », poursuit-il.

Depuis plusieurs mois, les manifestants soudanais réclament le jugement de l’ex-président, contre qui la Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêts pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », puis « génocide » au Darfour. Parmi les chefs d’accusation retenus contre lui figurent des crimes tels que « meurtre », « extermination », « torture » et « viol », peut-on lire sur la fiche d’information publiée sur le site de la CPI.

Après avoir été détenu dans un lieu tenu secret, Omar el-Béchir aurait été transféré, le 17 avril dernier, à la prison de Kober, selon l’un de ses proches. Des milliers de prisonniers politiques y ont été victimes de torture par le passé. À l’instar de l’avenir du Soudan, l’avenir judiciaire d’Omar el-Béchir reste opaque.

L’avenir d’Omar el-Béchir, lié à celui du pays

Cela fait maintenant dix ans que la CPI attend l’arrestation d’Omar el-Béchir,  premier président en exercice à avoir fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la juridiction internationale. Sa destitution par l’armée, le 11 avril dernier, avait relancé l’espoir de mettre un terme à l’embarras diplomatique d’arrêter un chef d’État en exercice. Mais dès le lendemain de sa chute, le Conseil militaire au pouvoir au Soudan a assuré qu’Omar el-Béchir, ne serait pas « livré à l’étranger » avant d’indiquer que la décision serait « prise par un gouvernement populaire élu et non par le Conseil militaire ».

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