Budget : «Sans NIFP, on ne pourra plus importer, ni exporter » dixit Ismaël Dioubaté du Budget

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Infos Actuconakry.com / Lancé le mois de janvier dernier par le président de la république, la date butoir pour l’obtention du Numéro d’Identification Fiscale Permanent  -NIFP- était prévue ce 21 mars 2019. Elle a été prolongée de 10 jours, soit jusqu’au 31 mars 2019.

L’annonce a été faite ce mercredi par le ministre du budget en présence de plusieurs opérateurs économiques, du gouverneur de la banque centrale, des compagnies d’assurances et des banquiers. L’objectif est de permettre à tous les opérateurs économiques du pays de se mettre à jour sur cette nouvelle réforme.

Passé ce délai, le ministère du budget se verra prendre de nouvelles mesures contre les réfractaires. Et ces mesures seront : «Sans le NIFP, on ne plus être opérateur économique dans ce pays. On ne peut ni importer, ni exporter, ni bénéficier de contrats publics, ni souscrire pour les contrats publics. C’est une plateforme très contraignante » explique Ismaël Dioubaté, ministre du budget avant d’ajouter : «A la date du 15 mars, on a enregistré un total de 3899 de NIFP. Et nous avons une estimation de 15.000 NIFP à faire d’ici la fin de l’année 2019 ».

Dans son allocution, Ismaël Dioubaté appelle les opérateurs économiques à travers la chambre du commerce de régulariser leur situation.

Depuis la mise en œuvre de cette réforme, le nombre de création d’entreprises au niveau de l’agence de promotion des investissements Privés  -APIP- a fortement augmenté. Ce qui est lion de déplaire au ministre du budget mais : «Nous ne croyons pas ce sont de nouvelles entreprises qui se créent  mais nous croyons plutôt que ces ceux qui ont des dettes vis –à-vis de la direction nationale des impôts essaient d’abandonner le numéro ancien pour aller créer d’autres sociétés sous d’autres noms » regrette le ministre du budget et de poursuivre : «Le NIFP est un mono bloque c’est-à-dire que toute entreprise qui doit de l’impôt, de différents taxes doit s’acquitter pour être régularisé »

A cet effet, le ministre du budget donne une ouverture de négociation aux opérateurs économiques pour se régulariser : «Au lieu d’abandonner les anciens NIFP, nous sommes disposés pour ceux qui ont des dettes vis-à-vis des impôts à donner des échéances » lance le ministre et de prévenir : «Ils ne peuvent pas s’échapper, nous avons la liste complète de tous les anciens NIFP et on fera le point sur les NIFP qui ne sont pas régularisés et qui ont des arriérés vis-à-vis des impôts. Nous mettrons des brigades à leur recherche et ils vont payer ».

Il a aussi été question au cours de cet entretien de l’obligation d’assurance de biens et marchandises de toute nature à l’importation en république de Guinée. Une décision prise à travers un décret signé le 11 janvier dernier. L’obligation est faite aux opérateurs économiques de s’assurer en Guinée.

Cette décision est motivée par : «Vous ne pouvez pas faire des opérations économiques en Guinée  et que vous assurez ailleurs. Nous devrons mobiliser nous défendre à l’intérieur pour permettre aux banques de financer l’économie et nous autres d’avoir des taxes » défend Ismaël Dioubaté.

Cette nouvelle mesure prise par le gouvernement guinéen inquiet au sein des opérateurs économiques sur la capacité des compagnies nationales d’assurances à assurer le transport des marchandises et de couvrir les risques en cas de sinistre. Mais selon Ismaël Dioubaté, la garantie lui a été donnée par les compagnies d’assurance à couvrir les risques en cas de sinistre par le biais de la réassurance.

«Aucune compagnie d’assurance ne peut fonctionner seule sans la réassurance. La réassurance, c’est l’assurance au second degré. Nous prenons des risques extrêmement importants mais nous les faisons couvrir par des compagnies qui sont considérées comme des compagnies de premier ordre dans le monde. A titre d’exemple, la compagnie d’assurance UGAR Activa est réassuré par AXXA au niveau international » soutien un responsable de l’Union Guinéenne d’Assurance et de Réassurance UGAR Activa

Cette obligation d’assurances locales de biens et marchandises à l’importation en Guinée entrera en vigueur à partir du 1er avril prochain.

Dans la série de réforme entreprise par le ministère du budget, figure le Mercury ; c’est une réforme de traçabilité des TVA

«Il consiste à installer au sein des entreprises nos propres boitiers qui permettent d’enregistrer à la fois chaque fois qu’il y a des factures, de les enregistrer et qu’à la fin avec les DNI qu’on puisse réconcilier les données enregistrées par nos propres boîtiers installés dans nos entreprises et la déclaration faite par les entreprises et tirer une conclusion ; c’est un projet de réforme que nous soumettons à l’appréciation des opérateurs, ils vont apprécier la pertinence et la façon dont on pourra collaborer » dira finalement le ministre du budget

Sadjo Bah /Tél : 625 01 66 69

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