‘’Le Journaliste Moussa Moise Sylla n’a fait que révéler des choses que tout le monde connaît’’ (source avocat)

Après son audition au PM3, le journaliste Moussa Moïse Sylla, directeur général d’Espace TV, accusé d’ « atteinte au secret de la défense nationale » a été situé sur son sort, ce mercredi 15 novembre par le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Mafanco : il sera jugé le 25 décembre prochain.
Après plusieurs minutes d’interrogatoire du journaliste, l’un de ses avocats Me Salif Béavogui explique : « le dossier a été déféré au TPI de Mafanco. Alors le procureur lui a posé certaines questions relatives au dossier. Et finalement M. le procureur a pris connaissance des obseravtions que nous avons eu à formuler au niveau des enquêtes préliminaires, il en a ténu compte. Il a décidé de poursuivre l’affaire pour atteinte au secret de la défense nationale. Il a décidé de poursuivre l’affaire, il a enrôlé l’audience du 25 décembre 2017. Nous sommes en matière de délit de presse, la détention n’est pas prévue dans tous les cas. Donc, le procureur a décidé de ne pas l’amener en prison. Ce qui est déjà une première victoire pour nous. Parce qu’il fallait craindre cela qu’il ne se retrouve en prison. Dieu merci il n’ira plus en prison, il va retourner continuer son travail. Ce que je peux vous rassurer très sincèrement, le dossier ne comporte aucune charge parce que lorsque vous dites ce que tout le monde connait, ce n’est pas un secret. C’est quand vous dévoilez des choses qui sont protégées par une loi et cette loi est à la portée de tous. Mais lorsqu’un fait devient un secret de polichinelle, ce n’est plus un secret. M. Moussa n’a fait que révéler des choses que tout le monde connaît, donc ce n’est plus un secret. Alors Dieu merci, le droit a triomphé, c’est un innocent qui a été persécuté pendant 24h qui vient d’être complètement libéré. (…) C’est un journaliste, ce qui est incontestable. Aucune restriction de liberté n’a été prise à son encontre. Toujours, il bénéficie de la présomption d’innocence et les faits ne sont pas établis et la poursuite même est irrecevable. Nous l’avons soulevé.  Il est poursuivi et il sera jugé le 25 décembre (prochain, ndlr) mais inculper ne signifie pas coupable », a-t-il déclaré.
Et de poursuivre : « pour le moment, il a la Présomption d’innocence prévue par l’article préliminaire du code de procédure pénale. Au vu de la loi, c’est un innocent qui est devant vous. Mais la seule crainte, si on le décidait de maintenir en détention parce que je le dis souvent, les dossiers sensibles peuvent avoir des ramifications inexplicables et obscures. Il est poursuivi mais cela ne veut pas dire qu’il est inculpé. Il serait inculpé si le procureur avait décidé d’ouvrir une information judiciaire et de saisir un juge d’instruction qui a possibilité de rendre une ordonnance de non informé ou une ordonnance d’informé avec inculpation ».

Lu sur mediaguinee

 

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