Boké,Construire pour détruire c’est étonnant : « laisser mouton courir, tabaski viendra. » (Libre Opinion)

En écoutant la déclaration du Général Bouréma Condé sur les événements de Boké, on est envahi par un sentiment de déréliction et de facticité. Quelle a bien pu piquer ces habitants, surtout ces manifestants qui ont prouvé à travers leur attitude irrévérencieuse, leur manque de respect pour la notabilité et les leaders religieux.
Au prima bord, on peut parler d’une étroitesse d’esprit, mais au fond c’est de l’incivisme avec tous ses corolaires possibles.
La récurrence de ces violences témoigne d’une préméditation, d’une manipulation de cette jeunesse de Boké qui jusque là, n’a pas compris son grand retard par rapport aux autres jeunes du pays.
Que faut-il comprendre dans cette affaire de Boké (Kamsar,Cola Bounyi)
Les festivités tournantes ont commencé par cette ville, le gouvernement a injecté un budget très fort pour la réalisation des infrastructures.
Mais malheureusement, nous avons vu des restaurations au lieu de construire des nouveaux bâtiments. Pire, où est partie cette manne financière ?
Aucune autre préfecture n’a été prise en compte comme ce fut le cas à N’Nzérékoré, Mamou et Kankan. Quand on arrive dans ces régions, on est ébahi par la qualité des travaux, Boké n’a pas été à la hauteur de l’attente du chef de l’Etat, les travaux ont retardé et jusque là des chantiers sont en souffrance.
 L’alibi de manque de courant, d’eau et d’emploi ne tient pas la route pour la simple raison que d’autres préfectures minières du pays accusent les mêmes difficultés, mais celles-ci ne se livrent pas à une telle barbarie. La vérité est que certains cadres dont on préfère d’abord taire les noms se livrent subtilement à cette manipulation. Ils pensent déstabiliser le pouvoir en place en faisant croire à l’opinion nationale et internationale que c’est dans la préfecture où Alpha CONDE est né que les troubles commencent.
Le jeu puéril qui consiste à mettre les enfants dans la rue et voir des femmes à demi nues se livrer à la pire des sauvageries, ne peut pas cacher le dessein de ces cadres qui pensent ne pas être connus. Comme on aime à le dire, « laisser mouton courir, tabaski viendra. »
Quand des cadres se livrent à des analyses de la plus grande médiocrité, quand on ne mesure plus la capacité des cadres, on se contente de les identifier par ethnie, cela dénote l’irresponsabilité et le manque de foi de ces individus qui ne désirent que semer le chaos.
Quelle horreur, quelle incivilité, pour soi même et pour la notabilité ? L’hypocrisie est l’arme des lâches, ceux de la localité qui viennent faire le semblant de médiation en se plaçant au milieu des jeunes et dire que la paix est revenue, 24 heures après c’est le pire.
Ce pays a toujours su déjouer les tentatives de subversion, ce n’est pas pour rien que l’on disait que «  l’impérialisme trouvera son tombeau en Guinée ». Ces individus qui sont tapis dans l’ombre qui pensent ne pas être connus se trompent, prochainement nous étalerons la preuve de leur forfaiture au grand jour.
Pour quoi s’agiter pour un troisième mandat alors que celui qui est au pouvoir n’a rien dit à propos. L’une des forces du guinéen c’est de prêter à autrui ses propres intentions. Pendant que les autres conservent jalousement leurs acquis infrastructurels, les gens de Boké sous l’effet je ne sais quoi se mettent à casser ce qu’ils ont refusé de bien faire.
Au lieu de mettre les jeunes dans la rue, le bon sens recommande de les pousser au sérieux et à la formation.
Quand on brûle sa case à cause d’un moustique, on risque de passer la nuit à la belle étoile. Les gens de Fria pensaient que l’arrêt de leur usine nuirait à l’Etat, mais ce qu’ils ont enduré ces dernières années leur a permis de jeter leur orgueil de guêpe.
Serait ce le même spectre qui planerait sur Boké ?

 Dr Aboubacar Touré (Washington D.C)

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