Conakry : Atelier de concertation sur la problématique de l’impunité en Guinée

« Enjeux et défis » sont le thème  de ce présent atelier sur la problématique de l’impunité en Guinée, qui  a ouvert porte et fenêtre  le 08 mars 2017,  avec l’initiative du Ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, en collaboration avec les acteurs de la société civile guinéenne. C’est un programme qui est financé par l’Union européenne.
En ouvrant ce présent atelier, le ministre Gassama Diaby a  exprimé la volonté du gouvernement, de poursuivre cette rencontre dans l’intérêt exclusif  de la Guinée, mais aussi avec les valeurs communément partagées. A cette même occasion, il a remercié l’ensemble de la société civile guinéenne, les institutions républicaines et les départements ministériels qui partagent ce combat avec le gouvernement et l’ensemble du peuple de Guinée.
Poursuivant son constat sur l’impunité en Guinée, le ministre Gassama Diaby n’a pas hésité  d’indiquer la source des violations des droits humains. Pour lui, « la problématique de l’impunité en Guinée constitue une des urgences essentielles et légitimes des citoyens au quelle tous les acteurs concernés devraient faire face avec fermeté et courage, afin de placer la Guinée dans le concert des Etats respectueux de droits humains, de la justice et de la dignité humaine. » A-t-il souligné de passage.
Le ministre a ensuite planché sur les défis et actions à poursuivre, dit-il, «  La lutte contre l’impunité reste au cœur des défis nationaux, elle est constitutive de notre capacité ou pas à donner corps à l’autorité légitime et légale de l’Etat.  Les éléments du contexte nationaux ont installé l’impunité et drainent une gangrène vicieuse dans les rouillages de notre société, et qui met en péril  notre volonté de vivre ensemble et la paix sociale sur chaque divers et complexe. Mais ils engagent tous  d’une certaine façon la responsabilité de l’Etat, le courage politique et la cohérence morale de la société guinéenne en perdition éthique et morale.
Y a là l’action et celui qui fait acte de pouvoir par la force, la volonté de celui-ci de faire régner la peur et la soumission, le désir d’échapper à toute autorité, à tout sens moral,  celle de la hiérarchie, celle de la justice et même  celle de la société. Tout ceci va nous conduire  dans le respect de la loi et parfois les ordres à dépasser les limites fixées par notre honneur. Et ensuite pour tout mettre en œuvre d’effacer  les traces de son forfait. Le choix d’inégalité et de ses actes irrespectueux de la loi. »
La clé de réussite de ce combat pour le ministre, c’est bien : « acheter le prix du silence et du temps pour définitivement enterrer ces faits et les actes frustrants. Et les images de ces actes restent dans les yeux des témoins et dans l’esprit de ceux qui sont encore en vie et les victimes de la justice, notamment à travers les violences souvent restées impunies. »
 Dans ce même  contexte le ministre plaide : « qu’il y a aussi des actes, actes par omission de ce qui devrait,  ne pas les oublier, prendre les mesures disciplinaires, sanctionnées par la justice, engager des poursuites, mener des enquête  impartiales et fermes afin de rappeler à ceux qui s’autorisent à agir en dehors du droit et de la loi sensés protéger la société. C’est la seule voie de la justice et de la garantie de vivre ensemble. »
 Et ensuite le ministre martèle vivement que : « les crimes les plus graves commis en Guinée au cours de ces soixante dernière années sont généralement connus et les mémoires sont encore  vives. Tel est un des principaux constats qui ont été relevés lors des consultations préfectorales et régionales conduites par son département, notamment avec le grand accompagnement de l’Union européenne et d’autres partenaires. »
Pour lui, les nombreux exemples cités par les Guinéens eux-mêmes  et les  témoignages recueillis lors de ces ateliers régionaux et préfectoraux démontrent « hélas et tristement la réalité des violences injustes, impunies, ainsi que la vivacité de les soutenir… »
À rappeler que ce présent atelier  permettra aux participants de partager les expériences sur les différents régimes qui se sont succédé et au cours desquels les violences s’en sont suivies, une manière pour les participants de définir les vrais enjeux et défis de la problématique de l’impunité en Guinée.
Moussa Diabaté pour Actuconakry.com

 

 

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